La naissance du Petit Poisson – part 2

Hier, je vous ai laissé à 22h09. Je finis d’envoyer quelques textos, je pose mon téléphone et je me prépare à aller au lit.  Pendant que je me brosse les dents je remarque que les légères contractions que je ressens déjà depuis plusieurs semaines (aussi appelées contractions de Braxton Hicks ou de pré-travail) s’intensifient sans pour autant être douloureuses. A la fin du brossage, elles commencent à être un poil douloureuses.

Ca tombe bien l’infirmière est là pour vérifier les constantes de ma voisine de chambre, j’en profite pour lui faire part du changement dans mes contractions et elle me propose de faire un monito un peu plus tard si la douleur est toujours là. Elle quitte la pièce. Je la rappelle illico, ça fait MAL.

Le monito arrive et elle me demande donc de m’allonger pour qu’elle puisse l’installer. C’est à ce moment là que j’ai su…

J’ai su que le monito ne servirait à rien, que j’étais bien incapable de m’allonger sans quoi je ne saurais gérer cette douleur, que cette sensation qui avait commencé un peu plus tôt était celle de mon corps qui s’ouvrait et se préparait à faire naître ce bébé.

J’attrape mon téléphone qui était resté près de moi et j’appelle Chéri. Lui qui venait juste d’arriver à la maison, le voilà reparti en sens inverse…

Dans la chambre, c’est le branle-bas de combat, l’infirmière en chef arrive et comprend instantanément (le petit pied qui dépassait entre mes jambes a dû l’aider). Elle s’appelle Sharon et c’est à ces paroles que je m’accroche. Sa voix est douce et elle utilise les mêmes expressions et la même technique de respiration que celle que j’ai apprise pendant mes cours de préparation à la naissance. Je me concentre sur ma respiration, je suis dans ma bulle et étonnamment  je gère plutôt bien la douleur. Je ne perds pas pied comme lors de la naissance de Poulette (où la seule chose que je pouvais faire était crier), la respiration m’aide énormément.

Et Sharon me demande la chose la plus incongrue et la plus difficile lors de cet accouchement: d’arrêter de pousser! Tout se déroule à merveille mais le bébé ne peut pas naître ici, pas dans le couloir qui mène aux salles d’accouchement. Je tente donc d’aller à l’encontre de tout ce que mon corps m’incite à faire et je mesure l’ampleur de cette poussée réflexe, ce n’est juste pas possible d’aller à l’encontre de cette poussée, c’est incontrôlable.

Ca y est, je suis en salle d’accouchement, Sharon m’abandonne ici et je perds pied un instant, je veux qu’elle reste… Elle me confie à Verina, la sage-femme de garde. Cette dernière gagne instantanément ma confiance, elle me laisse carte blanche sur le choix de ma position et m’encourage à écouter mon corps. Il ne faut pas me le dire deux fois et je me laisse enfin porter par mes contractions alors que Verina me guide dans ma respiration et me réconforte…

Une poussée un peu plus forte et les fesses du Petit Poisson sont sorties, sa tête sortira à la prochaine poussée. J’ai un peu l’impression d’accoucher deux fois, pour ma fille une fois la tête sortie le plus dur était fait alors que là une fois les fesses dehors le plus dur restait à venir.

Je découvre alors un magnifique petit garçon et le temps se suspend un instant… Verina, pourquoi il ne crie pas? Pourquoi il est bleu? Pourquoi le cordon est-il autour de son cou? Je n’ai pas le temps de formuler ces questions à voix haute que les pleurs de mon fils emplissent la pièce… et c’est à ce moment là que le nouveau papa fait son entrée. Arrivé après la bataille, il découvre son fils d’un air ébahi.

Sage-femme, pédiatre et infirmière rient aux éclats, nous félicitent, l’ambiance est détendue malgré les circonstances. Le Petit Poisson, intubé par mesure de précaution, part découvrir ses nouveaux quartiers en néonat avec son papa.

Je suis abasourdie, je n’en reviens pas j’ai accouché… déjà… si vite… seule… naturellement… à genoux… d’un bébé en siège… dans mon joli top de grossesse… avec mes boucles d’oreilles… et mon téléphone à la main!

Et vous savez quoi? Ben un accouchement comme ça je veux bien recommencer dès demain (avec quelques semaines de grossesse supplémentaires toutefois) (et la néonat en moins).

J’ai eu la chance d’être entourée d’une super équipe ce qui ne fut pas le cas pour mon premier accouchement et ça change tout. J’étais également mieux préparée à gérer la douleur (mon premier ayant été rapide, il était fort probable que je ne puisse pas avoir de péridurale même si je l’avais souhaitée) et surtout j’ai pu constater à quel point rester libre de ses mouvements et choisir sa position permet d’atténuer la douleur des contractions. C’est plus sympa d’avoir la gravité de son côté plutôt que d’avoir à lutter contre.

La suite est un peu moins rose, le Petit Poisson resta trois semaines en néonat avant de pouvoir enfin rejoindre notre maison et faire la connaissance de sa grande soeur qui trépignait d’impatience à l’idée de connaître son « petit frère garçon ».

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La naissance du Petit Poisson – part 1

Ce jour là, la famille Bidon a rendez-vous chez l’ostéopathe. J’attends ce rendez-vous avec impatience car mon sacrum et mon dos me font souffrir terriblement pendant cette grossesse.

Manque de bol, j’ai oublié de prendre des jouets pour Poulette, le trajet est longuet, alors je passe une bonne partie du temps tournée vers l’arrière de la voiture à faire l’animation. Quand soudain, un liquide chaud coule entre mes jambes…

Branle-bas de combat on fait demi-tour, direction les urgences de la maternité!
Sur le chemin du retour, je passe quelques coups de fil: l’ostéo pour annuler le rendez-vous, des copains pour garder Poulette pendant que nous allons aux urgences et enfin ma gynéco qui me confirme qu’un tour aux urgences est indispensable à ce stade car je ne suis qu’à 32 semaines…

Un petit détour par la maison pour me changer (mon pantalon est trempé, je n’ai plus de doutes quant à l’origine du liquide), préparer le sac de survie de Poulette et nous voilà aux urgences de la maternité, plutôt inquiets.
Le diagnostic est rapide: la poche des eaux est rompue, il faut m’hospitaliser pour voir comment la situation évolue, soit ce n’est qu’une fissure, avec du repos complet le liquide peut se régénérer et le Petit Poisson rester au chaud le plus longtemps possible soit c’est un début de travail. Je comprends rapidement que je ne retournerai plus travailler (il me restait 2 jours à tirer) et que tous mes beaux projets à faire pendant mon congé maternité tombent à l’eau (c’est le cas de le dire).

Moins d’une heure plus tard me voilà dans ma chambre que je partage avec Rania de Jordanie (pas la princesse). Commence alors une longue période d’incertitude, personne ne peut se prononcer avant de voir comment la situation évolue dans les jours qui viennent. Pourrais-je bientôt rentrer chez moi?

Ce qui va s’avérer être la dernière photo de mon bidon

Pas de bol, depuis la veille le Wifi est en panne, finalement c’est peut-être pas plus mal, ça m’empêche de googler « rupture des membranes à 32 SA » pour le regretter ensuite. Le temps me semble long, Chéri est rentré à la maison, il gère Poulette jusqu’à l’arrivée de Super Mamie qui a sauté dans le premier avion pour voler à notre secours.
Entre les visites de médecins pour moi ou ma colocataire, les passages des infirmières, les plateaux repas et les visiteurs, la notion de repos à l’hôpital est toute relative. Je prends mon mal en patience, je me dis que cela peut encore durer plusieurs semaines, mais qu’avec un peu de chance je pourrais bientôt passer en hospitalisation à domicile dans mon chez-moi avec ma Poulette, mon Chéri et ma maman pour me chouchouter. Et puis je bois, énormément, pour régénérer le liquide amniotique. J’ai découvert que celui-ci est en fait composé principalement de l’urine du foetus et que l’absorption de cette urine par le foetus lui permet de maturer ces poumons. J’encourage donc mon Petit Poisson à me faire pipi dedans…

Et surtout je relativise, car Rania perd aussi du liquide mais elle n’en est qu’à 24 semaines, elle. Elle a aussi du diabète gestation et une forte tension. Bref, vaut mieux être à ma place qu’à la sienne.

Deuxième jour d’hospitalisation, la position allongée n’y fait rien, je continue de perdre du liquide et celui-ci ne se régénère pas assez vite pour compenser les pertes. Dans ce cas, on m’explique que 70% des accouchements ont lieu dans les 7 à 10 jours. Le tableau s’assombrit, on accélère la maturation des poumons du Petit Poisson mais je veux toujours y croire, je suis prête à rester allongée le temps qu’il faudra pour éviter au Petit Poisson d’avoir à séjourner en néonat, j’ai déjà tester pour ma Poulette et franchement je ne souhaite pas réitérer l’expérience.

Ceci n’est pas mon docteur, snif

Ma maman arrive, je suis soulagée, ma Poulette est entre de bonnes mains, elle est ravie que sa grand-mère soit là même si maman lui manquera un peu au coucher. Je délègue à Chéri la liste des derniers préparatifs au cas où le Petit Poisson précipiterait sa venue. Chéri s’en sort plutôt bien, faut dire que pour Poulette s’était déjà lui qui s’était de charger de préparer les sacs pour l’hôpital!

La nouvelle de mon hospitalisation s’est propagée rapidement et les amis et collègues se sont organisés en relais pour venir me rendre visite dans les jours qui suivent. Leurs petites attentions me touchent et les bons plats fait-maison me remontent le moral! Quand ils ne viennent pas me rendre visite, c’est mon téléphone qui sonne. C’est donc presque avec soulagement que je vois l’heure de fin des visites approcher. Un dernier texto à une amie qui vient aux nouvelles avant de me coucher:

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Vous avez vu l’heure? Il est 22h09.

Le Petit Poisson est né à 22h39.

Demain, je vous explique ce qu’il s’est passé entre 22h09 et 22h39.

La pré-éclampsie: et après?

Ma crainte principale pour cette seconde grossesse est de revivre une fin de grossesse similaire à la première. Bien avant de tomber enceinte je me suis donc renseignée sur les risques et probabilité de refaire une pré-éclampsie. Bien m’en a pris car j’ai ainsi  découvert beaucoup de choses sur cette maladie que je voudrais vous faire partager ici.

Tout d’abord voici quelques explications à propos de la pré-éclampsie afin de mieux comprendre la suite.

La pré-éclampsie (ou toxémie gravidique) est une complication de grossesse qui peut conduire, entre autres,  à l’éclampsie, l’une des premières causes de mortalité maternelle et foetale. Mais pas de panique, elle ne touche qu’environ 5% des femmes et les examens mensuels de routine (analyses d’urine, suivi du poids, de la tension) ont  justement pour but de la détecter au plus vite.

Elle peut apparaître à partir de la 20ème semaine de grossesse et les symptômes sont les suivants:

  • L’hypertension artérielle (HTA): une tension supérieure à 14/9 au repos. L’hypertension seule  concerne 10% des grossesses,  et dans ces cas mieux vaut surveiller les autres symptômes qui caractérisent la pré-éclampsie
  • La protéinurie : présence d’albumine dans les urines (plus de 300 mg par jour)
  • Une prise de poids rapide (plus d’un kilo en une semaine)  associée à des oedèmes au niveau des chevilles et des jambes.
  • Des maux de tête, bourdonnements d’oreille, une somnolence inhabituelle ou des troubles oculaires : vision double, mouches volantes, etc…
  • Une  hyperréflexie peut également survenir
  • Le foetus présente un retard de croissance (hypotrophie)

La cause de cette maladie n’est pas précisément connue mais serait due à une mauvaise vascularisation du placenta. Les artères utérines sont de calibre insuffisant donc le placenta  ne reçoit pas assez de sang, et donc pas assez d’oxygène et de nutriments.

Les échanges entre la maman et le bébé sont alors perturbés. Cette situation peut conduire à un retard de croissance du bébé voire à une prématurité (liée à l’urgence de l’accouchement, le seul vrai traitement) ainsi qu’à une souffrance foetale.

Chez la maman, la tension artérielle augmente afin de compenser ces artères de calibre insuffisant. Le placenta libère également des substances toxiques qui altèrent la paroi des vaisseaux maternels. Ceci peut  aboutir à des lésions vasculaires rénales et hépatiques.

Si la pré-éclampsie est modérée et prise en charge rapidement, les conséquences sont limitées.

Si celle-ci n’est pas repérée suffisamment tôt ou réagit mal au traitement, elle peut se compliquer de manières différentes : l’éclampsie (survient dans environ 1 % des pré-éclampsies), l’hématome rétroplacentaire, le syndrôme HELLP,  et d’autres complications graves (hémorragie cérébrale, insuffisance rénale, rupture hépatique).

Mais heureusement l’éclampsie touche très peu de femmes enceintes, seulement une sur 2 000.

Voilà, c’est donc une maladie qui survient on ne sait pas trop comment, qui peut être grave mais qui n’arrive pas souvent, la « faute à pas de chance » en quelque sorte…

Quoique certaines d’entre nous ont plus de risque d’être touchées que les autres. A savoir que cela peut être génétique, ce qui fut mon cas, ma maman ayant fait une pré-éclampsie à la naissance de mon petit frère (mais ça je ne l’ai su qu’après la naissance de Poulette).

Les facteurs de risque principaux (qui multiplient le risque de survenue par 3) sont les suivants :

  • la nulliparité ou la première grossesse avec un nouveau partenaire
  • les grossesses multiples
  • des antécédents familiaux de pré-éclampsie
  • des ancêtres africains ou amérindiens
  • la présence d’anticorps antiphospholipides (les anticorps maternels developpent une intolérance aux antigènes paternels)
  • le diabète
  • des antécédents d’hypertension artérielle, de maladie rénale ou de désordres hématologiques
  •  un surplus de poids avant la grossesse (indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus)
  • l’âge maternel (plus de 40 ans ou moins de 20 ans)
  • une pré-éclampsie lors d’une grossesse antérieure

Bingo, je me retrouve encore dans cette catégorie « à risques ».  Mais pour être sûre, j’ai posé la question à mon médecin qui m’a répondu que le risque de récidive d’une pré-éclampsie dépendait de la cause de la première pré-éclampsie. Toutefois, selon lui  c’est bien souvent une pathologie de la première grossesse, généralement les suivantes se passent mieux et peuvent même être normales.

Malheureusement il n’existe pas de moyens de prévention permettant d’empêcher la pré-éclampsie. Aller à toutes ses consultations de grossesse et faire les analyses prescrites reste le seul moyen de déceler la maladie suffisamment tôt pour traiter les éventuelles complications.

Les traitements consistent majoritairement en un repos complet (pour faire baisser la tension), des médicaments antihypertenseur et une surveillance accrue de l’évolution de la maladie et des symptômes en fonction du terme de la grossesse.

Il est préférable de se reposer sur le coté gauche car cela diminue la pression sur plusieurs vaisseaux sanguins principaux situés à droite. Par contre cela augmente aussi l’envie d’uriner.  Mais c’est une bonne chose car une évacuation régulière des urines améliore la qualité du sang.

Finalement,  le seul traitement efficace de cette maladie est l’accouchement. Cela arrête l’activité du placenta qui provoque les symptômes. Les autres traitements n’ont comme unique but d’attendre un terme d’accouchement compatible entre la vie de l’enfant et celle de la mère.

Tout devrait revenir à la normale 4 à 6 semaines après l’accouchement. Pour ma part, 24h après toutes mes analyses étaient redevenues normales.

Selon la gravité de la pré-éclampsie et afin de déterminer l’origine de celle-ci, des examens peuvent être réalisés par un néphrologue, une cardiologue ou un ophtalmologue,  4 à 6 mois après l’accouchement. Cela permet parfois de déceler une maladie (comme une hypertension chronique) qui aurait été révélée par la grossesse.

En conclusion, pour cette seconde grossesse, j’applique les consignes suivantes: beaucoup de repos sur le coté gauche (évidemment je ne suis bien qu’à droite), un suivi régulier avec des échographies mensuelles pour surveiller le développement du placenta. Bref on ne s’alarme pas, ma grossesse est considérée normale jusqu’ à preuve du contraire… je croise les doigts!

PS: cet article reflète ma compréhension de la maladie et n’a aucune valeur médicale. Bien que je me sois servie des réponses apportées par mon gynéco, ma sage-femme et mon généraliste a mes questions, il se peut que ma retranscription ne soit pas tout à fait exacte et j’invite quiconque ayant des connaissances sur le sujet à apporter ses commentaires. En cas de doute pour les femmes enceintes, n’hésitez pas à consulter, mieux vaut une consultation pour s’entendre dire que tout va bien plutôt que de laisser
empirer une complication qui pourrait avoir de graves conséquences.

Son secret

Mon bébé a un secret. Un petit secret rien qu’à lui qu’il nous révélera lors de sa naissance.

Comme pour Poulette, nous ne désirons pas connaître le sexe du Petit Poisson. Bien souvent on nous demande: pourquoi? Mais comment allez-vous faire?

J’avoue avoir été surprise de ces questions la première fois, pourquoi? Et bien parce qu’on souhaite un enfant et non pas une petite fille ou un petit garçon, parce que ce fut la plus belle surprise de ma vie de découvrir que j’avais donné naissance à une petite fille et parce que je suis sure à 100% que cette surprise sera bonne, je ne souhaite pas la gâcher.

Comment allons nous faire? Facile, on demande à ne pas connaître le sexe lors des échos. Pour moi rien de plus facile car je suis une quiche en écho, je ne vois rien…pourtant, hier, j’ai vu mon bébé, les jambes grandes écartées… et j’ai déjà eu du mal à voir que c’était ses jambes.

Le matériel de puériculture sera celui utilisé pour Poulette. Nous projetions d’avoir plus d’un enfant donc nous avions choisi d’investir pour le premier enfant dans du matériel de qualité aux tons neutres afin de servir à toute la fratrie. Contrairement aux idées reçues il y a plein de choix de jolies choses non sexuées, vert, jaune, rouge, blanc, taupe et tout autre couleur autre que rose ou bleu…. On facilement plein d’idées de chambre neutre sur internet:

Les vêtements? Et bien je n’ai acheté que le minimum pour le premier mois, principalement des pyjamas, ma Poulette n’a pas porté de jolie tenue avant d’avoir 2/3 mois car elle était bien trop petite (pas de tenue taille préma) et la rare petite tenue que j’avais n’était pas aussi pratique qu’un pyjama.

J’ai donc fait des repérages dans les rayons fille et garçon pendant ma grossesse et une fois Poulette parmi nous, je suis allée faire du shopping de petites robes. Est ce bien
réellement nécessaire d’avoir le trousseau complet de bébé jusqu’à ses 1 an alors qu’il n’est même pas encore né?

J ‘ai très bien pu faire sans et j’ai pu adapté mon shopping aux différents cadeaux de naissance que l’on avait reçus, je n’ai quasiment pas acheté de 6 mois par exemple… D’un point de vue financier ça permet aussi de repartir un peu les dépenses.

On me dit souvent qu’à partir du moment où ils ont su le sexe de leur enfant à naître les parents ont mieux réussi à se projeter,à admettre que le bébé était bien réel… pour moi j’aurai l’impression de lui enlever une part de rêve, une petite partie de son enfance, celle où tout est possible…. Vraiment tout, aussi bien s’appeler Pauline que Lucien, être acrobate, docteur ou danseuse… mon bébé a un avenir infini devant lui… On ne le met pas dans une case avant même sa venue (chouette un petit neveu je l’emmènerai au match, cool une fille, on fera de la pâtisserie). Cette partie de rêve m’est nécessaire à
moi aussi, j’aime nous imaginer tantôt comme une famille de nanas, tantôt comme un quatuor équilibré, je ne suis pas prête a renoncer tout de suite à ces rêveries…

Alors dans cette societé où les enfants grandissent de plus en plus vite, où tout va de plus en plus vite, on s’offre le luxe de l’attente, de prendre notre temps et de rêver…

About my bidon reprend du service

Suite aux derniers évènements  mon temps s’est fait plus que rare et le soir venu je  n’avais qu’une idée en tête  me terrer sous ma couette. Ecrire un article était loin loin loin dans ma to-do list. D’autant plus que j’avais un peu de mal à trouver de l’inspiration en rapport avec mon bidon jusqu’à ce que… un deuxième trait apparaisse sur le test de grossesse!

Pour encore quelques mois ce blog va retrouver un contenu qui colle avec son titre… du moins jusqu’à l’arrivée du Petit Poisson, prévue pour le 1er avril (sans blague).