Ma Troizan

Ajourd’hui, Poulette a 3 ans. Aujourd’hui, Poulette est presque grande (comme son idôle le Petit Ours Marron).

Aujourd’hui, Poulette « sloufflera » les trois « candles » de son Rainbow Cake.

Aujourd’hui, Poulette déballera fièrement sa « tottinette » bleue.

Aujourd’hui, Poulette nous fera certainement élever la voix plus d’une fois.

Aujourd’hui, Poulette s’approchera du chien de mes parents et puis non parce que quand même « z’ai un peu peur ».

Aujourd’hui, Poulette voudra une histoire pour s’erndormir, puis 3 chansons, puis ensuite elle aura (encore) envie de faire pipi, alors on la couchera pour la seconde fois et on re-chantera les 3 chansons.

Aujourd’hui, Poulette dira NON. Plusieurs fois.

Aujourd’hui, je repenserai avec émotion à ce petit bébé que l’on m’a mis dans les bras il y a 3 ans.

Aujourd’hui, je me dirais qu’en 3 ans ce petit bout de femme m’a apporté plus d’amour et de bonheur que les 27 autres années de ma vie…

Bon anniversaire ma Poulette,

Ta mummy qui t’aime plus que l’univers. Tout entier. Si.

La chambre de Poulette

Qui dit déménagement dit nouvel appart et nouveau décor. Après avoir été en quête d’idées pour agencer mon nouveau palace (passer d’un appart parisien à un appart aux standards émiriens c’est juste doubler sa superficie pour le même loyer ;)), ça y est je peux enfin dire que la chambre de Poulette est fin prête.

J’ai profité du déménagement pour lui faire une nouvelle chambre, une chambre de grande. Je l’ai impliquée autant que possible dans les choix des couleurs, du lit et du  linge de lit tout en composant avec les meubles et accessoires que nous avions déjà et d’autres trouvés chez notre ami suédois jaune et bleu.

Le résultat me plait bien, une chambre d’enfant qui ne fait pas trop fifille (j’ai déjà parle ici de mon aversion pour le rose) avec un brin d’inspiration locale et l’empreinte de l’artiste sur un mur (on accroche au fur et à mesure tous les trésors et dessins réalisés à la crèche). Bref cela correspond bien à ma Poulette qui prend plaisir à y venir pour lire, jouer et dormir.

chambre1 chambre2 chambre3

  • Lit : chiné sur les petites annonces locales, il s’agit en fait de lits superposés  Hemnes Ikea dont nous n’avons gardé que le lit du haut pour le côté rassurant des barrières.
  • Armoire chinée dans un entrepôt de meubles indiens, après un coup d’huile et un changement de poignées elle est parfaite (l’intérieur est bien adapté à un placard d’enfant).
  •  Pouf en maille bleu turquoise by Carrefour Home
  • Tapis iranien provenant du souk aux tapis d’Abu Dhabi, négocié âprement autour d’une tasse de thé.
  • Petit canapé arabe ou « majlis » trouve au souk également.
  • Tenture découverte dans un boui-boui de souvenirs orientaux.
  • Petit fauteuil, miroirs,  bibliotheques, étagères et linge de lit: Ikea
  • Guirlande: Maisons du monde
  • Dessins by Poulette

PS : oui les rideaux et luminaires sont affreux, ce sont les seuls éléments (avec la peinture des murs) dont j’ai du m’accommoder car nous sommes en location.

Bon, maintenant je vais m’attaquer à la chambre du Petit Poisson…

Le brico du dodo

Ces derniers temps les couchers étaient moins sereins, plus agités que d’habitude. J’y ai  vu l’occasion de ressortir mon livre d’Elisabeth Pantley « Un sommeil paisible et sans pleurs » pour parcourir le chapitre sur les bambins que j’avais complètement délaissé lors de ma première lecture, en espérant secrètement ne jamais en avoir besoin.

J’ai bien aimé  le conseil de fabriquer un livre du dodo mettant en scène le petit rituel du coucher. Poulette, fana de gommettes, et moi, on s’est amusées comme des petites folles à bricoler son petit livre, et on est très fières du résultat :

Les activités manuelles, j’adore ça mais je n’ai malheureusement pas le temps de m’y adonner autant que je le souhaiterais. Alors je bave devant les créations d’Une Maman Créative et je rêve du jour où j’aurais un peu de temps pour sortir ma machine à coudre de son carton et trouver le courage de m’y remettre (la grossesse m’avait donné envie de coudre). En attendant, la nounou n’étant pas très portée sur les activités manuelles (elle préfère les emmener au parc ou à la bibliothèque), je m’organise des petites séances travaux manuels avec ma Poulette où l’on s’en donne à cœur joie sur la pâte à modeler , la peinture à doigts et les bircolages divers et variés.
Mes inspirations proviennent d’ici (ça peut servir en cette période de fête des pères) :
Tête à modeler
Bricokid
Creavea
Nounou bricolage
Avec des loulous

Et vous, quelles sont vos activités pour les petits bouts entre 1 et 2 ans ?

Bits + Pieces

J’ai découvert Instagram depuis peu et je me suis vite prise au jeu… alors comme Marjoliemaman (qui tient elle-même l’idée de Miss James), je vous livre mes clichés de la semaine.

Je fais d’une pierre deux coups en participant également à la cuisine de la semaine de Madame Sioux avec mon Rainbow Cake dont j’ai trouvé la recette chez Madame Parle, bien plus rapide à réaliser que la recette originale mais bien moins beau que celui-ci.

Cueillette du jour

Poulette, nouvelle Amélie Poulain?

Juste miammmm

Rainbow Cake in progress

Prêt à être enfourner!

Et voilà le résultat!

La star des bacs à sable

La nounou emmène Poulette et les autres enfants qu’elle garde au parc tous les jours, bien souvent deux fois par jour.

 Ma Poulette s’y défoule et s’y fait de nouveaux copains et copines. Tant et si bien qu’à 20 mois, la miss a reçu sa première invitation à un anniversaire, de la part d’un grand garçon de 5 ans !
Il nous arrive bien souvent de l’emmener au parc le week-end et l’on se rend compte que tout le monde, parents et enfants, la connait. Ca va du « Coucou Poulette » à « Ma Poulette, je peux lui faire un câlin, je peux, dis, maman ? » en passant par « Allez Poulette viens jouer avec moi ».
Quand elle arrive au parc, les regards se tournent vers elle et les autres enfants gravitent autour d’elle. Bien évidemment, je la trouve splendide ma fille, avec sa bonne humeur contagieuse et son sourire charmeur mais je ne m’étais pas rendue compte qu’elle était populaire à ce point…
Ca me déstabilise d’autant plus que je n’ai moi-même jamais été populaire. Timide et réservée, j’étais la petite fille qui reste dans son coin et admire celles autour de qui le monde semble tourner en espérant un jour leur ressembler.

Y’a même pas 2 minutes, j’ai croisé un petit garçon qui m’a dit « Bonjour la maman de Poulette ». Mince, voilà que moi aussi je deviens populaire…

parce que les pompom girls sont toujours populaires...

Guérir de son accouchement

Je ne parle pas de la guérison au sens propre (de ce point de vue là j’ai eu une chance inouïe : j’étais en pleine forme le lendemain de l’accouchement et je retrouvais mon poids 1 mois plus tard sans difficultés mais moins de fermeté of course). Non, je souhaiterais parler de la guérison psychologique, de cette boule dans la gorge et de ce goût amer que laisse un accouchement qui ne se passe pas comme on  l’espérait.

La plaie ouverte par mon premier accouchement ne s’est toujours pas refermée, sans doute ne se refermera-t-elle jamais  complètement, après tout on ne me rendra jamais la première journée de vie de ma fille, ni son premier regard ou le contact de son petit corps gluant contre le mien.

Mon cœur s’est brisé quand, 24h après l’accouchement, j’ai enfin pu aller la voir en néonat et que parmi tous ces bébés, j’ai réalisé que je n’avais aucune idée duquel était le mien…

Mais aujourd’hui je vais mieux, beaucoup mieux, je trouve même que je me suis plutôt bien débrouillée. Ce qui m’a évité une bonne dépression voire un burn out, c’est de m’accrocher à cette ultime chose sur laquelle je pouvais encore agir, ce tout petit fil si fragile et déjà bien entamé qui me reliait encore à mon bébé : l’allaitement. C’était tout pour moi, tout ce qui me restait à offrir à ma fille après sa naissance ratée.


Je m’y suis accrochée aussi fort que j’ai pu et j’ai persévéré, c’était aussi bénéfique pour elle que pour moi. Un prolongement de la grossesse, une façon de créer ce lien, pour moi l’allaitement c’était d’abord ça. Au-delà de l’aspect nourricier, c’était une façon de récupérer ces premiers instants perdus. Il aura fallu 14 mois d’allaitement pour « rattraper » ses premières 24h.

Au bonheur de nourrir ma fille s’est ajouté celui de l’élever, de la voir évoluer et d’établir une relation forte avec elle. Au fil du temps j’ai compris que le lien avec son enfant se construit petit à petit, peu importe le démarrage et ses erreurs. Chaque petit sourire, chaque petits pas, chaque câlin agit comme un petit pansement.

On n’oublie jamais. On apprend à vivre avec comme on apprend à devenir maman. Et finalement la guérison, c’est de son enfant qu’elle vient.

La petite fille à son pôpa

C’est un peu cliché mais dans notre cas c’est tout à fait ça, Poulette est indéniablement la petite fille à son papa. Elle lui ressemble
énormément et pousse des cris de joie dès qu’elle l’aperçoit. C’est vers lui qu’elle se tourne pour jouer ou faire ses premiers pas. Elle l’aime tellement qu’elle l’appelle… maman !
Poulette, son papa, elle l’idolâtre. En même temps, je la comprends, moi aussi son papa me fait tourner la tête.

J’ai trouvé ma nounou sur internet

Poulette est gardée depuis ses 3 mois et demi et pourtant je n’ai presque pas abordé le sujet sur ce blog. Sans doute car je n’avais rien de
particulier à dire, tout se passant très bien.


Ce n’est qu’une fois revenue en France que je me suis rendue compte de la chance que j’avais aux Emirats. Poulette y a donc été en crèche, dans la classe des 0-1 an où elle était gardée par 2 puéricultrices avec 4 à 5 autres enfants. Dès le départ elles m’ont mises en confiance: « vous nous expliquez comment vous faîtes à la maison, ce que vous utilisez et on fera pareil ». Lingettes lavables, liniment, lait maternel… aucune fois je n’ai eu à me justifier. Et aucune fois je n’ai trouvé ça dur de laisser ma Poulette là-bas. Dès qu’elle a su sourire et battre des bras, ses nounous y avaient droit tous les matins.
Ma Poulette s’y plaisait c’est certain, je me suis même parfois demandé si elle ne préférait pas aller à la crèche plutôt que de rester avec moi les après-midi !
Je pense que leur ouverture d’esprit résidait surtout dans le fait que les Emirats sont un pays composé en grande partir d’expatriés, elles ont donc été habituées à garder des bébés et enfants venant de différentes cultures et savent s’adapter.

A l’annonce de notre départ il a fallu se pencher sur la question du mode de garde en France (en région parisienne plus précisément) pour Poulette…
Vous avez déjà essayé de chercher un mode de garde à distance quand vous ne savez pas encore où vous allez habiter ?
Ben je peux vous dire que j’ai vite déchanté et regretté ma crèche des Emirats !

Poulette étant habituée à cette structure, je me suis d’abord orientée vers une crèche. Je n’ai même pas pu m’inscrire sur une liste d’attente…


Alors on a fait comme plein de parisiens, on s’est orienté vers la garde partagée. Par le biais des petites annonces qui fleurissent ici et sur le net , nous sommes entrés en relation avec une famille ayant déjà une nounou depuis quelques années et souhaitant la partager. Après quelques échanges téléphoniques et virtuels on a tenté le coup, sans jamais n’avoir rencontré ni la famille ni la nounou !
Les doutes se sont dissipés lors de la première rencontre, et j’ai eu la bonne surprise de découvrir que la maman de la petite camarade de Poulette allaitait également sa fille de 10 mois! Une ombre cependant lorsqu’ils nous ont annoncé leur déménagement prochain qui s’est en fait transformée en rayon de soleil quand on a compris qu’on allait habiter la même résidence.
Poulette n’allait à la crèche que jusqu’à 14h car je ne travaillais pas les après-midi aux Emirats. Je suis maintenant repassée à temps complet, j’appréhendais donc un peu le changement : nounou + journée complète.  De plus le timing étant serré (jeudi boulot aux émirats, lundi boulot à Paris), l’adaptation est passée à l’as..

Pourtant les premiers jours se sont bien passés.
Le contrecoup s’est fait sentir une semaine plus tard lorsque, à plus d’1 an, elle a pour la première fois pleuré lorsque je l’ai déposée… Et là j’ai compris ce que vivent toutes ces mamans dont le bébé pleure de façon inconsolable lors de leur départ… Toutes sortes de choses me sont passées par la tête : peut-être que ça ne se passe pas bien avec la nounou ou les autres enfants ? et si elle n’était pas bien là-bas ? oh mon dieu quelle idée on a eu de déménager !
Mais une fois sortie de l’appartement les pleurs s’apaisent, mon bébé n’est plus inconsolable et rigole même. Cela a duré 2 semaines et depuis c’est grands cris, battements de bras et grattage de porte lorsque la sonnette retentit annonçant l’arrivée de la nounou et des copains. Ouf !

Sevrer en douceur (suite… et fin…)

C’est en me lavant les mains ce matin-là que je me suis faite cette réflexion : depuis combien de temps Poulete n’a-t-elle pas tété ?

Depuis quelques semaines seule restait la tétée nocturne. Le jour, il y a bien trop de choses à faire ou à explorer et Poulette aime manger avec nous à table avec sa petite cuillère (enfin ses petits doigts plutôt).
Seulement ces dernières nuits elle ne s’est pas réveillée… elle n’a donc pas tété depuis une petite semaine et n’a pas l’air d’en éprouver le besoin ni l’envie.

Je crois bien que c’est la fin…la fin d’un bel allaitement de 14 mois, à peu de choses près, j’aurais bien du mal à définir une date précise car cela s’est fait tout en douceur, très lentement si bien que j’ai du mal à me souvenir quand a lieu la dernière tétée. Au lieu de ça je revois une multitude de tétées magiques…

Je garderai un merveilleux souvenir de cet allaitement sans aucun doute. Je suis fière de moi, 14 mois pour un premier bébé, prématuré de surcroît, c’est au-delà de ce que j’aurais pu imaginer pendant ma grossesse ni même à sa naissance ou encore à ses 6 mois !
Je suis également très fière de ma Poulette, les débuts n’ont pas été faciles mais une fois qu’elle avait goûté au bon lait de maman, elle était accro !

Bien évidemment il y a eu des hauts et des bas, mon problème majeur étant, je le soupçonne, une petite capacité de stockage qui impliquait des tétées fréquentes et une lactation automatique qui n’est jamais venue alors que cela m’aurait sans doute facilité la vie.
A partir du moment où ces inconvénients ont commencé à prendre une place de plus en plus importante j’ai souhaité agir, je ne voulais pas continuer à tout prix sans en avoir pleinement envie. Cela devait rester avant tout un plaisir…
J’ai donc réfléchi à un plan de sevrage tout en espérant bien que cela n’impliquerait pas un arrêt total et rapide. Le mot sevrage n’est pas forcément le mot le plus adéquat, j’ai plutôt réfléchi à des modifications de notre allaitement. En arrêtant de tirer mon lait au travail, j’ai retrouvé une certaine liberté (sans toutefois m’être jamais sentie prisonnière auparavant) et l’allaitement a connu un second souffle. Les tétées ont ensuite évoluées doucement des tétées nutritives aux tétées plaisir jusqu’à s’espacer de plus en plus au fur et à mesure que Poulette découvrait de nouveaux plaisir : le quatre-pattes, les petites voitures, le fromage (Poulette est fromagivore), etc…

J’ai eu ce que je considère comme un allaitement quasi idéal, je re-signe sans hésiter pour le prochain mais sans pour autant m’imposer une quelconque limite, je crois bien que c’est ça la clé d’un allaitement réussi, ne rien s’imposer, ne pas comparer mais s’écouter, écouter son rythme et celui du bébé et voir où cela nous mène.