Paris c’est fini

L’aventure parisienne a malheureusement pris fin cet été. Notre nouvelle destination? Retour là où tout a commencé, aux Emirats.

Un bilan mitigé donc pour cette année parisienne que l’on aurait aimé voir se prolonger un peu plus.
D’autant plus lorsqu’on se voit attribuer la place en crèche tant convoitée juste avant l’annonce de notre départ, lorsqu’on venait enfin de trouver une babysitter, lorsque j’étais parvenue a trouver un équilibre et une organisation satisfaisante de notre vie de famille….

Il a fallu tout recommencer, la paperasse, les cartons, le séjour à l’hotel, en France d’abord puis aux Emirats, les démarches de sortie d’un pays et les démarches d’entrée dans un autre, retrouver un appartement, une crèche, des voitures… Tout ceci suit son cours pour l’instant et je pense en voir le bout d’ici un bon mois….

Voilà donc ce qui explique en partie le silence de ces derniers mois.

Publicités

Poulette à Paris*

J’avais dit : « n’importe où sauf Paris ».
Et pourtant, il y a 9 mois, nous avons troqué le soleil des émirats contre la  grisaille parisienne*.

L’arrivée s’est faite en douceur, en plein mois d’août, chaud et déserté, Paris nous a charmés. Jusqu’à ce que l’on soit confronté aux administrations diverses et variées.

L’emménagement fut long et laborieux, la facilité de la vie aux Emirats était bien loin. Mais le plus gros changement a sans doute été pour moi de retravailler à plein temps et pour Poulette de quitter la crèche pour une e-nounou que nous connaissions à peine. Poulette a certes mis un peu de temps à s’habituer (pour la première fois elle s’est mise à pleurer lorsque je la déposais, et pour la première fois je ne partais pas au travail le cœur léger).
Néanmoins, en l’espace de 2 semaines, la nounou était adoptée et je crois bien qu’à la loterie des nounous, nous avons tiré le bon numéro.
Car c’est aussi à partir de ce moment que Poulette a pris « un rythme ». Fini les siestes anarchiques, un peu de régularité est apparu dans ses journées ce qui s’est répercuté également sur ses nuits, enfin paisibles.
Je savoure depuis chaque nuit sans réveil, chaque nuit passée dans un doux sommeil réparateur… (si on fait abstraction des dents et maladies bien sûr). Dormir est devenu un luxe depuis que je suis maman.

Si pour bébé le déménagement a eu un impact positif, le bilan est un peu plus mitigé pour maman. J’en ai déjà parlé  la reprise à temps complet est éprouvante. Je suis arrivée en France avec un bébé, j’ai maintenant une petite fille qui marche, court et parle… où sont passés ces derniers mois ?
Certainement pas dans mon blog vu le peu d’articles que j’arrive à publier, ni à mon travail où j’ai l’impression de piétiner, ni dans mon couple où les moments à deux sont de plus en plus rares…

Comme au début d’une expatriation, il faut un peu de temps pour s’habituer à ses nouvelles conditions de vie. On pourrait croire que c’est plus facile quand on rentre dans son pays d’origine, qu’on se réhabituera sans problèmes car on connaît : c’est chez nous.
C’est trompeur, le monde ne s’est pas arrêté de tourner en notre absence. On ne retrouve pas tout à fait ce qu’on a laissé il y a 5 ans, on ne se sent plus tout à fait « chez nous ». Et pour cause on est nous-mêmes différents. Je suis partie célibataire, je reviens mariée
avec un enfant. Je ne fais plus mes courses de la même façon, je ne sors plus dans les mêmes endroits et je ne m’intéresse plus aux mêmes choses, je prends donc plaisir à redécouvrir mon pays sous un autre jour.

Après 5 ans d’été, c’est un vrai plaisir de redécouvrir les saisons et surtout de les faire découvrir à Poulette. La pluie, la neige, le froid, les feuilles qui tombent en automne et bourgeonnent au printemps… ça l’émerveille et l’intrigue à la fois!
Mais clairement je préfère le printemps à cet hiver qui n’en finit pas, le soleil me manque, vivement qu’il revienne.

En attendant on profite également de tout ce que Paris peut nous offrir. Je suis devenue experte en stations de métro « poussette-friendly » bien que j’essaie de la prendre au minimum lui préférant le porte-bébé bien plus pratique dans le métro, la rue, les musées
et les magasins.
Je ne sors jamais en famille sans avoir consulté Ma poussette à Paris et Citizenkid, qui est bourré d’infos utiles pour les mamans parisiennes. Et pour les parisiennes tout court, en mal de bons plans et de sorties originales, il y a My Little Paris.

*ok, je triche, nous sommes en proche banlieue, les parisiens m’en voudront, les autres comprendront

Concilier vie familiale et vie professionnelle

J’ai repris le travail quand Poulette avait presque 4 mois. C’était le bon moment, rester seule à la maison avec un bébé commençait à me peser, j’avais envie de parler à de vrais gens et surtout d’autres choses que de bébés.

J’ai donc repris progressivement, la veille d’un pont, peu avant les fêtes (période creuse pour moi) et à temps partiel (de grosses matinées jusque 14h), le temps que tout s’ajuste : ma lactation, Poulette et la crèche et que je me remette dans le bain du boulot.
C’était exactement ce qu’il me fallait : suffisamment de temps pour profiter de ma fille (et s’occuper des tâches du quotidien) les après-midi tout en ayant de quoi préserver ma santé mentale le matin. J’ai eu énormément de chance que cela soit possible et je suis très reconnaissante à ma hiérarchie de m’avoir aménagé ce temps partiel (je  fais figure d’exception).

Mais l’été dernier, lorsque nous somme revenus en France, il m’a fallu faire une croix sur ces arrangements : au revoir mon temps partiel et mon heure d’allaitement…
Une fois de plus il a fallu traverser une phase d’adaptation. Autant ma lactation et Poulette se sont faites à ce nouveau rythme en l’espace de quelques semaines et sans trop de heurts, autant moi, 6 mois plus tard, je peine à trouver mon rythme de croisière. J’ai du mal à m’adapter à ce nouveau rythme de travail, beaucoup plus lent que le précédent. Mais surtout je n’arrive pas à me faire à ce décalage entre mes deux journées qui sont maintenant bien inégales : un temps amplement suffisant pour une charge de travail moindre et peu de temps pour en faire beaucoup à la maison !

C’est frustrant de devoir ronger son frein la journée, de déborder d’énergie (que je ne peux malheureusement pas détourner pour mon profit personnel, il me faut rester à mon poste duquel l’accès internet est limité) et les soirées où il ne faut pas perdre une minute, le repas doit être prêt en 30 min max, puis bain, coucher, vaisselle, lessive, repassage….
J’ai beau avoir une femme de menage, il y a toujours une table à essuyer, de la vaisselle à faire et un coup de balai a passer entre deux de ses visites. Je fais le plus gros des courses par internet et essaye de planifier et de preparer les repas à l’avance. Chéri participe du mieux qu’il peut à tout ça, mais bon ça reste un homme quand même (le remplissage du frigo est un truc magique pour lui). J’essaie d’en faire un maximum le week end à l’avance mais si par malheur un grain de sable vient contrarier mon organisation (un week end loin de la maison, un rendez-vous chez le pediatre un soir), je rame pour remettre un semblant d’organisation dans la maison et les assiettes.


Et bien sûr tout cela me demande beaucoup d’énergie, je suis épuisée et frustrée…  je ne parviens pas à me dégager un peu de temps pour moi, pour notre couple, bref pour m’épanouir.

J’aspire a donc réorganiser mon emploi du temps, à y faire une plus grande place à ma vie de famille et pourquoi pas avoir un peu de temps à moi pour réaliser mes envies et mes projets (rien de bien folichon mais j’aimerais bien mettre enfin les photos de mon mariage dans un album par exemple).

Dis, Chef tu veux bien que je passe à 80% ?


J’ai trouvé ma nounou sur internet

Poulette est gardée depuis ses 3 mois et demi et pourtant je n’ai presque pas abordé le sujet sur ce blog. Sans doute car je n’avais rien de
particulier à dire, tout se passant très bien.


Ce n’est qu’une fois revenue en France que je me suis rendue compte de la chance que j’avais aux Emirats. Poulette y a donc été en crèche, dans la classe des 0-1 an où elle était gardée par 2 puéricultrices avec 4 à 5 autres enfants. Dès le départ elles m’ont mises en confiance: « vous nous expliquez comment vous faîtes à la maison, ce que vous utilisez et on fera pareil ». Lingettes lavables, liniment, lait maternel… aucune fois je n’ai eu à me justifier. Et aucune fois je n’ai trouvé ça dur de laisser ma Poulette là-bas. Dès qu’elle a su sourire et battre des bras, ses nounous y avaient droit tous les matins.
Ma Poulette s’y plaisait c’est certain, je me suis même parfois demandé si elle ne préférait pas aller à la crèche plutôt que de rester avec moi les après-midi !
Je pense que leur ouverture d’esprit résidait surtout dans le fait que les Emirats sont un pays composé en grande partir d’expatriés, elles ont donc été habituées à garder des bébés et enfants venant de différentes cultures et savent s’adapter.

A l’annonce de notre départ il a fallu se pencher sur la question du mode de garde en France (en région parisienne plus précisément) pour Poulette…
Vous avez déjà essayé de chercher un mode de garde à distance quand vous ne savez pas encore où vous allez habiter ?
Ben je peux vous dire que j’ai vite déchanté et regretté ma crèche des Emirats !

Poulette étant habituée à cette structure, je me suis d’abord orientée vers une crèche. Je n’ai même pas pu m’inscrire sur une liste d’attente…


Alors on a fait comme plein de parisiens, on s’est orienté vers la garde partagée. Par le biais des petites annonces qui fleurissent ici et sur le net , nous sommes entrés en relation avec une famille ayant déjà une nounou depuis quelques années et souhaitant la partager. Après quelques échanges téléphoniques et virtuels on a tenté le coup, sans jamais n’avoir rencontré ni la famille ni la nounou !
Les doutes se sont dissipés lors de la première rencontre, et j’ai eu la bonne surprise de découvrir que la maman de la petite camarade de Poulette allaitait également sa fille de 10 mois! Une ombre cependant lorsqu’ils nous ont annoncé leur déménagement prochain qui s’est en fait transformée en rayon de soleil quand on a compris qu’on allait habiter la même résidence.
Poulette n’allait à la crèche que jusqu’à 14h car je ne travaillais pas les après-midi aux Emirats. Je suis maintenant repassée à temps complet, j’appréhendais donc un peu le changement : nounou + journée complète.  De plus le timing étant serré (jeudi boulot aux émirats, lundi boulot à Paris), l’adaptation est passée à l’as..

Pourtant les premiers jours se sont bien passés.
Le contrecoup s’est fait sentir une semaine plus tard lorsque, à plus d’1 an, elle a pour la première fois pleuré lorsque je l’ai déposée… Et là j’ai compris ce que vivent toutes ces mamans dont le bébé pleure de façon inconsolable lors de leur départ… Toutes sortes de choses me sont passées par la tête : peut-être que ça ne se passe pas bien avec la nounou ou les autres enfants ? et si elle n’était pas bien là-bas ? oh mon dieu quelle idée on a eu de déménager !
Mais une fois sortie de l’appartement les pleurs s’apaisent, mon bébé n’est plus inconsolable et rigole même. Cela a duré 2 semaines et depuis c’est grands cris, battements de bras et grattage de porte lorsque la sonnette retentit annonçant l’arrivée de la nounou et des copains. Ouf !

Mon bidon on the move

C’est officiel, les aventures d’Aboutmybidon aux Emirats sont terminées. On referme le chapitre grossesse et bébé à l’étranger pour en commencer un nouveau : la vie à Paris.

Tous ces événements, ateliers portage, allaitement, ces boutiques et bons plans dont j’entends parler sur les blogs de maman, je vais pouvoir en profiter, youpi !

Mais avant il faut déménager. Et déménager à 5000kms n’est pas une mince affaire. Heureusement, le déménagement proprement-dit (transporter les meubles et faire les cartons) c’est des professionnels qui s’en chargent. Malgré tout j’ai voulu faire de l’excès de zèle et faire du tri avant qu’ils n’emportent tout… Qu’est-ce-qu’on accumule comme choses pendant 5 ans… 5 ans pendant lesquelles je suis passée de célibataire a mariée, 1 enfant… ca fait 103 cartons !

Le plus dur finalement c’est de faire ses valises pour 6 semaines. Avec un bébé. Entre les affaires pour le chaud, le froid, le beau, la pluie, les repas, les voyages, le transport, la crèche, la nounou, le bain, les jouets… j’appréhende la pesée à l’aéroport !