Mon Baleineau

Dans le désordre et comme ça vient, quelques nouvelles de mon Baleineau, 5 mois bien tassés:

  • c’est le plus beau!
  •  il fait maintenant plus de 7 kg et 60 cm (rappel: poids de naissance 1,7 kg). Oui la cantine est bonne!
  •  l’allaitement se passe maintenant à merveille, il est accro du tétou! A tel point qu’il régurgite une bonne partie de ses repas peu de temps après. La machine à laver tourne à plein régime et les bavoirs défilent. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de tester les bavoirs- bandanas* de Funky Giraffe et j’en suis ravie. Mon loulou est beau à croquer et leur doublure en polaire le laisse au sec.
Mon Baleineau

Mon Baleineau

  • il nous innonde de sourires et d’éclats de rire, adore jouer sur son tapis d’éveil et commence à se retourner.
  •  il dort plutôt bien (si on compare à sa soeur au même âge à moins que je ne me sois habituée aux nuits pourries)
  •  il voue une admiration sans bornes à sa grande soeur qui le lui rend bien
  •  il rentre à la crèche début septembre quand maman retourne au turbin… gloups
  • son baptême de l’air s’est passé sans encombres

Bref, c’est du bonheur en barre ce bébé!

* Produit offert par la marque

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Allaiter (encore) un prématuré

En relisant  le témoignage d’allaitement que j’avais fait pour Poulette je me rends compte qu’à l’époque j’avais trouvé ça très long à se mettre en place (ça avait pris un petit mois pour qu’elle soit allaitée au sein à 100%), laissez moi rire…

Bref, commençons par le début. 32 +5 SA c’est bien petit pour téter… Malgré tout, cette fois-ci j’avais l’expérience d’un premier allaitement de prématuré, je n’étais pas tout à fait dans l’inconnu et je savais quelles erreurs je ne souhaitais pas commettre. A peine le Petit Poisson né, j’ai donc demandé un tire-lait. Je savais qu’un bon démarrage de la lactation commence au plus tôt après la naissance. Faute de bébé, j’ai utilisé un tire-lait. Toutes les 3h. Jour et nuit. Je voulais reproduire du mieux que possible le rythme d’un nourrisson pour favoriser ma montée de lait et receuillir un maximum de colostrum pour mon fils. Et cela a bien marché car la montée de lait est arrivée le deuxième jour. J’ai donc continué sur ma lancée et j’ai rapidement pu fournir beaucoup de lait à la néonat. Tant et si bien qu’ils m’ont gentiment demandé de garder le lait chez moi car leur congélateur était plein. Je n’avais donc pas à m’inquiéter de ma production de lait. Un point positif, un souci de moins.

Production d’une nuit !

Car des soucis nous en avons eu à la pelle. Tant et si bien que je ne sais par quoi commencer.

Le début peut-être… dès que nous avons pu prendre le Petit Poisson dans nos bras, on m’a proposé de le mettre au sein, afin de faire connaissance. Les moments où il était éveillé et alerte étaient bien rares et ne coïncidaient que rarement avec les moments de mes visites. 

Mon Petit Poisson est né dans un hôpital Ami des Bébés et le personnel de néonat a été admirable concernant l’allaitement. Une consultante en allaitement est venue me voir dans les 6 h qui ont suivi la naissance pour s’assurer que je disposais de toutes les informations utiles et du matériel nécessaire. Le peau-à-peau et les mises au sein ont été encouragées dès que son état de santé le lui a permis et le Petit Poisson a pris sa première tétée quand il a eu 16 jours.

Première tétée en néonat

Jusque là il était nourri par sonde, le but étant de passer directement de la sonde au sein en évitant la case biberon. Malheureusement avec une petite puce dont il fallait s’occuper aussi, les tirages de lait et le temps de trajet maison-hôpital il m’était difficile d’être présente à plus de deux tétées par jour. Ce fut très dur de savoir que je sabotais l’allaitement de mon fils mais je ne savais que faire d’autre… L’inconvénient de l’expatriation c’est que dans des situations comme celle-ci on se retrouve bien seuls, l’aide des amis est appréciée mais on ne pouvait leur demander de s’occuper de notre fille H24 pendant quelques semaines. Le coeur en miettes j’ai donc donner mon premier biberon à mon petit, me promettant de tout faire pour sauver cet allaitement.

Une semaine après le Petit Poisson découvrait enfin notre foyer (et sa grande soeur par la même occasion) et le plan « allaitement au sein à 100% » était lancé. Mais malgré tous mes efforts, je n’arrivais pas à lui faire prendre le sein correctement. J’ai eu beau parcourir le site de la Leche League et mon livre sur l’allaitement, rien ne marchait… Je continuais donc l’infernal trio « essai de mise au sein – biberon – tirage du lait », en y ajoutant la vaisselle et stérilisation / congélation de tout le matériel cela me prenait 1h30 à 2h alors que le Petit Poisson mangeait toutes les 3h. Je ne pouvais donc pas imaginer sortir ne serait-ce qu’une heure…

N’en pouvant plus mais ne voulant pas renoncer (il avait su téter une fois, il en était donc capable) je suis retournée à la clinique de lactation de ma maternité. Les conseils apportés ne m’ont pas fait plaisir il faut l’avouer: il lui faudrait du temps, beaucoup de temps avant de pouvoir téter correctement et certainement avec des bouts de sein en silicone. Mais surtout ils ont vu ce que personne n’avait encore remarqué: le Petit Poisson avait le frein de la langue bien trop court pour pouvoir prendre correctement le sein en bouche.

Nous avons donc été redirigés vers un chirurgien pédiatrique qui a réglé le problème en 5 (longues) minutes. Néanmoins contrairement à ce que j’ai pu lire, mon Petit Poisson a eu mal et il lui a fallu plusieurs jours pour s’habituer à la nouvelle mobilité de sa langue et pour qu’il ne la colle plus à son palais (pas très pratique pour allaiter).

Pour moi les bouts de sein c’était le mal, je ne voulais pas en entendre parler mais j’ai essayé et j’ai du me rendre à l’évidence… avec, il a tété… Certes ce n’était pas optimal mais qu’est ce que ça fait du bien de ne plus avoir d’intermédiaire entre soi et son bébé! Pendant quelques semaines on a jonglé entre les tirages de lait, le biberon et les tétées en plastiques pour que ma lactation s’adapte à ce nouveau mode d’alimentation. Une fois le 100% tétées en plastique établi, on a décidé que certes le plastique c’est fantastique mais c’est tellement mieux sans!

Retour à la clinique de lactation pour apprendre à mettre Petit Poisson au sein sans les bouts de sein. Ce fut long, très long pour en venir à bout de ces bouts de sein! Le déclic est venu de mon bébé quand il avait 2.5 mois; nous avons été séparé quelques heures le temps que je subisse une petite intervention. J’avais laissé un biberon de lait tiré au papa au cas où… Le Petit Poisson n’en a pas voulu et s’est jeté sur mon sein à mon retour. Depuis ce jour, fini le plastique!

Aujourd’hui le tire-lait est au placard où j’espère qu’il restera longtemps et enfin je peux dire: j’allaite. Et non pas : j’allaite mais je tire mon lait ou j’allaite mais avec des bouts de sein. Je l’allaite, tout simplement (pas si simplement que ça, un REF vient un peu ombragé le tableau mais par rapport à nos difficultés initiales c’est du pipi de chat).

Et quand son regard plonge dans le mien, que ses lèvres dessinent un sourire de contentement, tous ces moments de galère sont balayés par une grosse vague de bonheur!

La cerise sur le gâteau? Une courbe de poids qui monte en flèche, le Petit Poisson devient donc officiellement le Baleineau!

L’est bon le lait de maman

Concilier vie familiale et vie professionnelle

J’ai repris le travail quand Poulette avait presque 4 mois. C’était le bon moment, rester seule à la maison avec un bébé commençait à me peser, j’avais envie de parler à de vrais gens et surtout d’autres choses que de bébés.

J’ai donc repris progressivement, la veille d’un pont, peu avant les fêtes (période creuse pour moi) et à temps partiel (de grosses matinées jusque 14h), le temps que tout s’ajuste : ma lactation, Poulette et la crèche et que je me remette dans le bain du boulot.
C’était exactement ce qu’il me fallait : suffisamment de temps pour profiter de ma fille (et s’occuper des tâches du quotidien) les après-midi tout en ayant de quoi préserver ma santé mentale le matin. J’ai eu énormément de chance que cela soit possible et je suis très reconnaissante à ma hiérarchie de m’avoir aménagé ce temps partiel (je  fais figure d’exception).

Mais l’été dernier, lorsque nous somme revenus en France, il m’a fallu faire une croix sur ces arrangements : au revoir mon temps partiel et mon heure d’allaitement…
Une fois de plus il a fallu traverser une phase d’adaptation. Autant ma lactation et Poulette se sont faites à ce nouveau rythme en l’espace de quelques semaines et sans trop de heurts, autant moi, 6 mois plus tard, je peine à trouver mon rythme de croisière. J’ai du mal à m’adapter à ce nouveau rythme de travail, beaucoup plus lent que le précédent. Mais surtout je n’arrive pas à me faire à ce décalage entre mes deux journées qui sont maintenant bien inégales : un temps amplement suffisant pour une charge de travail moindre et peu de temps pour en faire beaucoup à la maison !

C’est frustrant de devoir ronger son frein la journée, de déborder d’énergie (que je ne peux malheureusement pas détourner pour mon profit personnel, il me faut rester à mon poste duquel l’accès internet est limité) et les soirées où il ne faut pas perdre une minute, le repas doit être prêt en 30 min max, puis bain, coucher, vaisselle, lessive, repassage….
J’ai beau avoir une femme de menage, il y a toujours une table à essuyer, de la vaisselle à faire et un coup de balai a passer entre deux de ses visites. Je fais le plus gros des courses par internet et essaye de planifier et de preparer les repas à l’avance. Chéri participe du mieux qu’il peut à tout ça, mais bon ça reste un homme quand même (le remplissage du frigo est un truc magique pour lui). J’essaie d’en faire un maximum le week end à l’avance mais si par malheur un grain de sable vient contrarier mon organisation (un week end loin de la maison, un rendez-vous chez le pediatre un soir), je rame pour remettre un semblant d’organisation dans la maison et les assiettes.


Et bien sûr tout cela me demande beaucoup d’énergie, je suis épuisée et frustrée…  je ne parviens pas à me dégager un peu de temps pour moi, pour notre couple, bref pour m’épanouir.

J’aspire a donc réorganiser mon emploi du temps, à y faire une plus grande place à ma vie de famille et pourquoi pas avoir un peu de temps à moi pour réaliser mes envies et mes projets (rien de bien folichon mais j’aimerais bien mettre enfin les photos de mon mariage dans un album par exemple).

Dis, Chef tu veux bien que je passe à 80% ?


Guérir de son accouchement

Je ne parle pas de la guérison au sens propre (de ce point de vue là j’ai eu une chance inouïe : j’étais en pleine forme le lendemain de l’accouchement et je retrouvais mon poids 1 mois plus tard sans difficultés mais moins de fermeté of course). Non, je souhaiterais parler de la guérison psychologique, de cette boule dans la gorge et de ce goût amer que laisse un accouchement qui ne se passe pas comme on  l’espérait.

La plaie ouverte par mon premier accouchement ne s’est toujours pas refermée, sans doute ne se refermera-t-elle jamais  complètement, après tout on ne me rendra jamais la première journée de vie de ma fille, ni son premier regard ou le contact de son petit corps gluant contre le mien.

Mon cœur s’est brisé quand, 24h après l’accouchement, j’ai enfin pu aller la voir en néonat et que parmi tous ces bébés, j’ai réalisé que je n’avais aucune idée duquel était le mien…

Mais aujourd’hui je vais mieux, beaucoup mieux, je trouve même que je me suis plutôt bien débrouillée. Ce qui m’a évité une bonne dépression voire un burn out, c’est de m’accrocher à cette ultime chose sur laquelle je pouvais encore agir, ce tout petit fil si fragile et déjà bien entamé qui me reliait encore à mon bébé : l’allaitement. C’était tout pour moi, tout ce qui me restait à offrir à ma fille après sa naissance ratée.


Je m’y suis accrochée aussi fort que j’ai pu et j’ai persévéré, c’était aussi bénéfique pour elle que pour moi. Un prolongement de la grossesse, une façon de créer ce lien, pour moi l’allaitement c’était d’abord ça. Au-delà de l’aspect nourricier, c’était une façon de récupérer ces premiers instants perdus. Il aura fallu 14 mois d’allaitement pour « rattraper » ses premières 24h.

Au bonheur de nourrir ma fille s’est ajouté celui de l’élever, de la voir évoluer et d’établir une relation forte avec elle. Au fil du temps j’ai compris que le lien avec son enfant se construit petit à petit, peu importe le démarrage et ses erreurs. Chaque petit sourire, chaque petits pas, chaque câlin agit comme un petit pansement.

On n’oublie jamais. On apprend à vivre avec comme on apprend à devenir maman. Et finalement la guérison, c’est de son enfant qu’elle vient.

730 jours de tranquillité

Après 730 jours d’arrêt la machine (à bébé) s’est remise en route. 2 ans jour pour jour après la date de mes dernières règles, je m’en souviens car on vous la demande tout le temps pendant la grossesse.
Je commençais à trouver le temps long, vraiment… j’avais même pris rendez-vous chez le gynéco histoire de vérifier que tout allait bien. Comme par hasard ELLES sont arrivées la veille du rendez-vous soit un petit mois après l’arrêt complet de l’allaitement.
La Fleurcup, commandée il y a 6 mois, va enfin pouvoir sortir du placard où elle a remplacée la Mooncup que j’utilisais depuis 2 ou 3 ans avant de tomber enceinte. C’est con mais je me sens « femme » à nouveau…

Sevrer en douceur (suite… et fin…)

C’est en me lavant les mains ce matin-là que je me suis faite cette réflexion : depuis combien de temps Poulete n’a-t-elle pas tété ?

Depuis quelques semaines seule restait la tétée nocturne. Le jour, il y a bien trop de choses à faire ou à explorer et Poulette aime manger avec nous à table avec sa petite cuillère (enfin ses petits doigts plutôt).
Seulement ces dernières nuits elle ne s’est pas réveillée… elle n’a donc pas tété depuis une petite semaine et n’a pas l’air d’en éprouver le besoin ni l’envie.

Je crois bien que c’est la fin…la fin d’un bel allaitement de 14 mois, à peu de choses près, j’aurais bien du mal à définir une date précise car cela s’est fait tout en douceur, très lentement si bien que j’ai du mal à me souvenir quand a lieu la dernière tétée. Au lieu de ça je revois une multitude de tétées magiques…

Je garderai un merveilleux souvenir de cet allaitement sans aucun doute. Je suis fière de moi, 14 mois pour un premier bébé, prématuré de surcroît, c’est au-delà de ce que j’aurais pu imaginer pendant ma grossesse ni même à sa naissance ou encore à ses 6 mois !
Je suis également très fière de ma Poulette, les débuts n’ont pas été faciles mais une fois qu’elle avait goûté au bon lait de maman, elle était accro !

Bien évidemment il y a eu des hauts et des bas, mon problème majeur étant, je le soupçonne, une petite capacité de stockage qui impliquait des tétées fréquentes et une lactation automatique qui n’est jamais venue alors que cela m’aurait sans doute facilité la vie.
A partir du moment où ces inconvénients ont commencé à prendre une place de plus en plus importante j’ai souhaité agir, je ne voulais pas continuer à tout prix sans en avoir pleinement envie. Cela devait rester avant tout un plaisir…
J’ai donc réfléchi à un plan de sevrage tout en espérant bien que cela n’impliquerait pas un arrêt total et rapide. Le mot sevrage n’est pas forcément le mot le plus adéquat, j’ai plutôt réfléchi à des modifications de notre allaitement. En arrêtant de tirer mon lait au travail, j’ai retrouvé une certaine liberté (sans toutefois m’être jamais sentie prisonnière auparavant) et l’allaitement a connu un second souffle. Les tétées ont ensuite évoluées doucement des tétées nutritives aux tétées plaisir jusqu’à s’espacer de plus en plus au fur et à mesure que Poulette découvrait de nouveaux plaisir : le quatre-pattes, les petites voitures, le fromage (Poulette est fromagivore), etc…

J’ai eu ce que je considère comme un allaitement quasi idéal, je re-signe sans hésiter pour le prochain mais sans pour autant m’imposer une quelconque limite, je crois bien que c’est ça la clé d’un allaitement réussi, ne rien s’imposer, ne pas comparer mais s’écouter, écouter son rythme et celui du bébé et voir où cela nous mène.

ZZZzzzzz

Poulette fait ses nuits… enfin…
Après 13 mois de nuits hachées, elle dort enfin (et nous aussi). Sans que l’on ait rien fait de spécial (terminé le sleep training). Un jour (une nuit plutôt) elle ne s’est pas réveillée. Le lendemain rebelotte. Il y a eu quelques râtés bien sûr mais rien dont une tétée ou un calin ne peuvent venir à bout. Depuis un petit mois, on a donc droit à du 20h/7h… je savoure…

Je suis d’autant plus fière de ma Poulette que ses premières vraies nuit elle les a faites en s’endormant au sein… comme quoi ce n’était pas la faute à l’allaitement (d’ailleurs j’avais osé faire le test « biberon le soir = nuit complète » et elle s’était réveillée tout aussi souvent qu’avec une tétée).
La tétée du soir vient  juste d’être remplacée de son gré par un repas, parfois juste un biberon sans qu’il n’y ait d’impact sur ses nuits, enfin paisibles.

Et voilà, maintenant elle dort, elle veut manger seule, elle ne veut plus téter, et elle est sur le point de marcher… comme elle grandit ma fille !

Sevrer en douceur (2)

Un petit point sur l’avancée du sevrage. Premier constat : le délai que je m’étais plus ou moins fixé est largement dépassé et Poulette est toujours lactolique (pour reprendre la jolie expression de McMaman). Néanmoins on a bien progressé.  Le rythme des tétées a considérablement ralenti et l’on est arrivé à un équilibre qui nous convient à toutes les deux.

  • Etape 1 : Les nuits
    Bien que nos essais pour l’aider à faire ses nuits  aient plus ou moins été réduits à néant  du fait du voyage en avion, du décalage horaire, des multiples déménagements, des premiers jours avec la nounou et des 4 dents qui la chiffonnaient il n’y a globalement eu qu’un seul réveil/tétée par nuit au cours du dernier mois. Il est même arrivé 2 ou 3 fois, ô joie, ô bonheur que Poulette ne se réveille pas et fasse une nuit de 11h

  • Etape 2, 3 et 4 : Arrêter de tirer mon lait
    Succès !
    Ma lactation s’est bien adaptée, je n’ai pas besoin de tirer mon lait pour me soulager pendant une longue journée de travail (je viens de reprendre à temps plein). A la crèche / avec la nounou, le lait maternel a été remplacé en partie par du lait en poudre et l’autre partie par un yaourt. Poulette préférant le yaourt (et tous les laitages en général), on est vite passé au tout yaourt.
  • Cinquième étape : Le repas du soir
    On a progressivement diversifié le repas : purée, biberon, sein, les trois lui on été proposés jusqu’à ce qu’un jour Poulette ait un déclic : elle aime manger à la cuillère. Depuis c’est un puits sans fond ! Néanmoins je lui propose toujours le sein avant l’histoire du soir et 2
    fois sur 3 elle s’y endort calmement. Il arrive aussi que je ne sois pas là et cela ne l’empêche pas de s’endormir, je pense qu’elle comprend maintenant que si maman n’est pas là il n’y aura pas de tétée alors on fait sans.
  • Sixième étape : remplacer la tétée du matin par un biberon
    Remplacer ? Non, pas remplacer mais varier le repas. Poulette montre un intérêt de plus en plus grand à manger « toute seule » et comme nous. Elle grignote donc un morceau de pain ou de brioche, boit un peu de jus d’oranges, se baffre de raisins, etc… pendant que l’on prend notre petit déjeuner. Ensuite c’est tétée ou biberon, biberon la semaine car maman doit se préparer pour le travail et tétée le week end car on a plus le temps.

La cadence a donc bien diminuée et ma lactation s’est bien adaptée (un bémol cependant ma poitrine en a profité pour fondre comme neige au soleil 😦 ). Je peux donc porter la lingerie qui me plait et prendre un petit apéro de temps à autre tout en gardant ces instants si privilégiés avec ma fille, on est donc arrivé à un équilibre qui nous convient bien et je pense que les tétées restantes devraient se faire de plus en plus rares et disparaître d’elles-mêmes. En tout cas je n’ai pas de plan pour les éradiquer, on va laisser faire le temps. En parallèle Poulette fait de plus en plus de vrais câlins : elle pose sa tête au creux de notre cou et nous enlace fort avec ses petits bras ! On remplace donc tout doucement une sorte de câlin par une autre…

Se sevrer du tire-lait

La deuxième étape de mon plan de sevrage consiste à passer en allaitement mixte et donc à arrêter de tirer mon lait au boulot. Après 8 mois de bons et loyaux services, j’étais prête à remiser le tire-lait au placard.

Je travaille à temps partiel et tirais mon deux fois, vers 10h puis vers 13h. J’ai donc d’abord réduit la durée des tirages pour finalement, au bout de quelques jours, n’en garder qu’un que j’ai un peu décalé vers 11/11h30. Poulette avait donc encore mon lait à la crèche, que l’on a progressivement compléter par un biberon de lait en poudre.

Et puis un jour, absorbée par le boulot j’ai tout simplement oublié de tirer et je n’ai pas ressenti de désagrément majeur. J’étais néanmoins bien contente de récupérer ma Poulette et de lui donner une bonne tétée pour le gouter.
Le jour suivant j’ai donc laisser le tire-lait électrique à la maison et mis le tire-lait manuel dans mon sac à main avec l’idée de me soulager seulement si j’en ressentais le besoin. Je me suis sentie libérée d’un poids, celui du tire-lait. Plus qu’un seul sac à trimballer !
J’ai tout bien nettoyé et stérilise une dernière fois, et hop dans le placard ! Sans regrets, au contraire, il a été bien rentabilisé…

Je n’ai jamais ressenti l’allaitement et le fait de tirer mon lait comme une contrainte (sinon j’aurais arrêter bien plus tôt) mais je me suis effectivement sentie plus légère de ne plus avoir à le faire. La vaisselle des petites pièces du tire-lait tout les soirs a été remplacée par des jeux et des câlins avec Poulette ce qui me plait beaucoup.

Mon expérience s’est passée bien mieux que ce à quoi je m’attendais. J’avais fait quelques recherches sur les différentes méthodes pour améliorer son confort pendant la période de sevrage. Pour rappel la lactation automatique, je ne connais pas donc il m’arrive encore de « déborder » lorsque l’intervalle entre 2 tétées est inhabituellement important.

Voilà donc quelques astuces pour gérer le confort pendant la période d’adaptation de la lactation.

  • Veuillez à ne pas comprimer les seins, pourquoi ne pas porter un soutien-gorge ou l’on se sent à l’aise en période « de pointe » ? Une fois que la lactation aura trouvée son rythme, les soutien-gorge normaux pourront refaire leur appariation car un soutien-gorge trop serre risquerait juste de provoquer un engorgement, une mastite ou autre joyeuseté.
  • Exprimer un peu de lait manuellement ou au tire-lait, juste de quoi se soulager, ne pas viser la performance.
  • Les compresses chaudes et feuilles de choux peuvent soulager (mais au bureau ca risque de susciter des commentaires sans parler de l’odeur…)
  • Certaines herbes ont pour propriété de ralentir la production de lait, à savoir la sauge (lien), le jasmin, le persil et la menthe poivrée. Une petite tisane avec ces plantes permet donc de s’hydrater sans avoir peur ressentir l’effet Pamela quelques temps plus tard.

Et pour finir qui dit réduction de la lactation, dit chute des taux hormonaux, c’est la deuxième raison (après le confort de la maman et du bébé) pour laquelle un sevrage progressif est préférable. Une chute brutale des hormones s’accompagne souvent d’un sentiment de tristesse similaire au baby blues. Il n’est donc pas rare que les mamans en plein sevrage aient un petit coup de blues ccomme le raconte si bien Marie.  Après tout c’est la fin d’une période, mais on peut aussi le voir comme le début d’une autre qui peut nous apporter tout autant de joie (je pense notamment aux petites étoiles dans les yeux de Chéri quand Poulette lui a caressé la main pendant tout le temps qu’il lui donnait le biberon).

Sleep training

« Sleep training  » (littéralement « entrainement à dormir »), je préfère cette expression à son équivalent français, le sevrage de nuit.

Depuis quelques billets (celui-ci et celui-là) ma préoccupation principale tourne autour de l’allaitement: quand, comment réduire le rythme, la nuit, le jour??
Finalement j’ai réfléchi et degagé un plan de sevrage dont la première étape et d’arrêter les tétées de nuit.

Les tétées de nuit. Efficaces, rapides, il faut moins de 10 minutes pour que maman et bébé soient rendormies chacune dans leurs lits. S’il n’y avait donc qu’un réveil ça ne serait donc pas trop contraignant. Seulement il y en a bien plus que ça, de 2 à 6 suivants les périodes. Et ce depuis sa naissance.  On a pas vu de franche amélioration ni même d’amélioration tout court ni aux 3 mois, ni aux 5 kg ni lors de la diversification.

Alors je me suis levée et je l’ai allaitée à chaque réveil. J’avais l’espoir que les tétées s’espacent d’elle-même pour finir par disparaitre. Hélas il n’en fut rien, il faut dire que notre rythme baroudeur me doit pas arranger la situation. Ces deux derniers mois, on est partis en vacances, revenus, repartis, pris 4 fois l’avion, dormi dans 8 endroits différents, etc… Poulette était toute détraquée et pour la première fois on a fait du cododo.

Dans quelques semaines c’est un déménagement qui s’annonce (et un déménagement d’un pays à un autre ça prend un bon mois), on ne sera donc vraiment tranquillse et bien installés que dans 2 mois…

2 mois de nuits hachées supplémentaires…  on a dit STOP… il FAUT qu’on dorme…

Voilà un moment que je lis avidement les expériences et témoignages de mamans blogueuses sur les nuits de leurs petits  (notamment ceux de Ficelle, Baby Pop et Maman sur terre), ainsi que les livres de Marie Thirion et Elisabeth Pantley, j’y ai donc pioché plusieurs idées à tester sur ma Poulette.Les solutions que proposent Pantley dans son livre (notamment la méthode qui consiste à arrêter les tétées de nuit des que bébé commence à se rendormir et à le laisser s’endormir complètement dans son lit) me plaisaient bien malheureusement ça n’a jamais marché avec Poulette (elle ne se rendormait que le ventre plein).  Mais il y a beaucoup de pistes à creuser pour les mamans en manque de sommeil.

On est alors passé à autre chose : supprimer les tétées sur une plage horaire de plus en plus longues, les réveils étant gérés par le papa. La première nuit Poulette a pleuré de minuit à 1h du mat. Son papa était avec elle la plupart du temps puis j’ai pris le relais.  Je me suis appliquée à ne pas lui donner de tétée car c’était ce que je lui avais expliqué et je ne voulais pas réduire à néant les efforts du papa. Elle a fini par se rendormir pour se réveiller à 5h où je lui ai donne une tétée.
Les nuits  suivantes  se sont ressemblé mais les pleurs se sont transformés en chouineries et leur durée s’est raccourcie.
La quatrième nuit, je me suis réveillée en sursaut à 5h… Bien sûr je suis allée voir si elle respirait encore, bien sûr c’était le cas, et bien sûr pas moyen de me rendormir, plus l’habitude de dormir aussi longtemps… quoique cette habitude reviendrait bien vite je crois, si seulement Poulette nous en laissait l’occasion.

Car cet exploit ne s’est pas renouvelé depuis. Le réveil de 5h s’est lentement décalé mais globalement il n’y a plus qu’1 à 2 réveils qui ne se produisent pas avant 3h, c’est déjà ça…

On persévère même s’il m’arrive parfois de craquer et de la mettre au sein pour avoir encore un peu de répit avant que le réveil ne sonne…