L’eczéma du nourrisson

Eczéma du nourrisson ou dermite atopique. Cette inflammation chronique de la peau se manifeste vers 3 mois. Elle est due à une prédisposition d’origine génétique : si l’un de ses parents ou les deux parents souffrent d’atopie, l’enfant présente beaucoup plus de risques de développer cette affection.

Bingo! Merci papa!

C’est effectivement aux environs de 3 mois que des petits boutons sont apparus sur le front et les joues de Poulette. Ca coïncide exactement avec notre séjour en France cet hiver où elle a été exposée au froid, aux bonnets en laine, à la moquette, etc… pour la première fois.
Cela fait donc presque 6 mois que l’on teste des choses et d’autres, sans vraiment obtenir de résultats probants je dois l’admettre. Mais il existe tellement de causes possibles que le temps de les explorer une à une, Poulette aura facilement 2 ans, âge auquel l’eczéma disparait dans 50% des cas.

  • Précautions

Néanmoins il y a quelques précautions à prendre pour éviter d’envenimer la situation et améliorer le confort de bébé :

– des vêtements en 100% coton (la laine irrite la peau et est à proscrire.). Des sites américains proposent même des vêtements spéciaux, en matières naturelles, étudiés pour avoir des coutures douces et avec des moufles intégrées pour empêcher les enfants de se gratter (à voir ici et).

– l’utilisation de lessive classique et d’adoucissant est controversée. Dans le doute, j’utilise une lessive hypoallergénique (pour les vêtements très tachés) ou des noix de lavages (quand ce n’est pas vraiment sale), le tout sans assouplissant car notre eau est plutôt douce.

– lors du bain, éviter les savons irritants, les shampooings, les bains répétés, trop longs (10 min) et trop chauds. Un peu d’avoine, d’amidon de maïs ou une huile de bain peuvent aider. Utiliser de préférence un pain surgras, du savon d’alep ou au calendula ou bien une crème lavant émolliente (de type Topialyse, Dexteryl, Mustela Stepolia, Cetaphil, etc… pour n’en nommer que quelques-unes). Sécher la peau en tamponnant, sans frotter puis appliquer une crème émolliente ou hydratante (E45).

– Eviter la moquette au sol et les tapis jamais aspirés, plein d’acariens, bref des mesures d’hygiène normales

  • Traitements

La cortisone

Son utilisation est sujet à controverse : la cortisone ne ferait que masquer que le problème en ne traitant que les symptômes et non la cause de l’eczéma qui pourrait ressortir plus tard sous forme d’asthme. Dans notre cas, Poulette ne semblant pas être embêtée à outrance, on a d’abord préféré tester les méthodes douces avant de passer à la cortisone.

L’homéopathie

Quand Poulette a commence à se gratter jusqu’au sang, il était temps de chercher une solution. L’homéopathie, je suis assez sceptique, pour moi c’est surtout un placebo… Cependant, un bébé n’étant que peu sensible à l’effet placebo, pourquoi pas essayer.
Le résultat est loin d’être parfait mais il y a une amélioration. Quant à savoir si ça provient bien du traitement homéopathique ou simplement une amélioration car Poulette grandit et sa peau mature, mystère. Une chose est sûre, ça n’a pas fait de mal.
Pour connaitre le traitement adapté à votre bébé, le mieux reste de consulter un homéopathe qui pourra certainement vous faire des recommandations adaptées. Le nôtre nous a donné Rhus toxicodendron 30 CH pendant 1 semaine puis 2 semaines du tube 1 et 2 suivies de 2 semaines des tubes 3 et 4. Ces tubes étant des mélanges de son cru. Secret professionnel 😉
Il nous a également conseillé une pommade homéopathique, Iricar, qui atténue les démangeaisons. Elle est très facile à appliquer et soulage bien Poulette.

Les allergies alimentaires

Bien souvent l’eczéma peut être la conséquence d’une allergie. Surtout celles dues à l’œuf, les arachides, le poisson, moutarde, la farine de blé et les PLV (Protéines de Lait de Vache). Ah les PLV…. autre sujet très controversé…
A force de surfer sur des blogs de mamans (principalement à tendance nature), j’ai l’impression qu’on fait vite un parallèle entre allaitement + eczéma ou autres soucis digestifs de bébé = allergie aux produits laitiers consommés par la mère.
De mon côté je n’aurais pas la force de mae lancer dans un régimle d’éviction des PLV (voir les recommandations que je trouve assez draconiennes) car cela me paraît très contraignant et serait impossible à mettre en place au travail ( à moins de travailler dans un magasin bio).
Les risques d’allergie alimentaires étant plus élevés chez un bébé atopique, nous avons suivi ou comptons suivre les conseils suivants:  la diversification doit se faire très lentement, un aliment après l’autre et l’introduction de certains aliments devrait être retardée : en particulier l’oeuf après le 8 ème mois, le poisson après l’âge de 1 an et enfin l’éviction des arachides.  Ca nous a permis d’identifier rapidement que Poulette était allergique à la pêche!

Au fil de mes recherches de traitements de l’eczéma étaient mentionnés à plusieurs reprises les pro-biotiques. Cependant il s’avère que rien n’est prouvé concernant leur utilisation.

Je continue donc mes expérimentations de crème diverses et variées sur la peau de Poulette en espérant pouvoir un jour caresser une douce peau de bébé!

Le re-début des hostilités

Si vous avez raté le début, c’est ici et .

Me voilà donc perfusée (de magnésium), sanglée, monitoire et sondée. Le déclenchement n’a même pas commencé que je ne me sens déjà plus libre de mes mouvements, emprisonnée sur ce lit… Parfait pour la mobilité pendant le travail, hein ?

Après l’introduction de la première tablette, on décide de faire un petit somme (le futur papa par terre sur son duvet, merci decathlon pour le matelas intégré) interrompu par les prises de tension et autres introduction intempestives dans la chambre (lumières allumées et claquements de porte en bonus).

J’ai mal… très mal… rien de cyclique comme ce à quoi je m’attendais mais plutôt mal comme une infection urinaire où la douleur serait présente en continu… et augmente en intensité… c’est franchement insoutenable…je presse le bouton près de lit mais personne n’arrive… je réveille chéri, il part chercher une infirmière qui m’applique de la glace… une fois… deux fois…aucun effet je souffre toujours autant et la douleur ne fait qu’empirer…  je n’ai qu’une envie, qu’on me retire cette sonde… un médecin passe, non on ne retire pas la sonde, impossible… peu après la poche se teinte de sang… je n’en peux plus de cette douleur, ça n’est pas normal, l’accouchement n’a même pas commencé et je m’épuise déjà… chéri s’en va et revient avec le médecin qui consent à retirer la sonde (merci chéri je ne sais pas ce que tu lui a dis mais merci)… le soulagement est quasi immédiat… 20 minutes après je revis…

Le médecin s’inquiète du sang dans la poche et veut donc me remettre la sonde… ou une plus petite ou une dans un autre matériel…. Même pas en rêve tu me remets ce machin…

D’autant plus qu’on a réussi connaitre l’utilité de la sonde : quantifier mes sorties par rapport à mes entrées (en gros voir si je fais bien pipi rapport à tout le liquide qu’on m’injecte dans la perfusion). Soit, ça peut très bien se mesurer dans un haricot, une bassine, un seau ou tout autre récipient, non ?

Après d’âpres négociations, on obtient gain de cause et la sonde ne sera pas remise, vive les pipis dans un petit récipient !

S’ensuit un défilé de médecins, une échographie des reins, un puis deux néphrologues qui cherchent à percer le mystère du sang dans la poche. Et si on m’écoutait moi ? Si comme je le pressens, ce n’était qu’une allergie a la sonde(*), sonde qui m’a irritée jusqu’au sang (vu qu’on s’est obstine à me la laisser) ?

Les 6 heures après l’introduction de la première tablette étant passées, il faut se rendre à l’évidence, bébé ne veut pas quitter son nid… et nous sommes déjà bien éprouvés…

Re-apparition du médecin (celle que l’on appellera vieille bique ou Godzilla)  qui me propose (non qui m’impose plutôt) de percer la poche des eaux pour déclencher le travail. Cela ne me plait guère car on a appris en cours de préparation que la poche des eaux est là pour protéger le bébé des contractions, comme un tampon, mais bon, c’est elle le médecin et je ne suis pas en mesure de refuser… Elle en profite d’ailleurs au passage pour me décoller les membranes, ouille ouille ouille elle n’a pas la main légère…

Introduction de la deuxième tablette et c’est reparti, on attend les contractions. L’équipe médicale s’impatiente, ça ne vient pas assez vite, si le travail ne démarre pas dans quelques heures, ce sera une césarienne (**).

(*) L’hypothèse de l’allergie de contact à la sonde a paru très plausible au chef de service de néphrologie qui est venu me voir le lendemain et qui m’a écouté, lui…

(**) Qui aurait était dictée principalement par la rupture de la poche des eaux, m’a affirmée ma gynéco à qui j’ai raconté l’histoire, c’est un peu le serpent qui se mord la queue…