La contraception naturelle

Au vu des statistiques, vous êtes nombreux à atterrir ici par le biais de cet article sur la contraception naturelle ou méthode des indices combinés.

Je voudrais donc faire un petit retour à ce sujet. Bien souvent c’est une méthode qui est utilisée dans le but de concevoir plutôt que l’inverse. Je l’ai utilisée pour ma part il y a plus de 2 ans avec l’objectif inverse, comme moyen de  contraception. Un petit écart à la méthode et hop, quelques mois plus tard Poulette était parmi nous.
Néanmoins c’est une méthode que j’apprécie et que je teste de nouveau.
Pourquoi?
Pour de nombreuses raisons :
–    Je n’ai aucune envie de revivre les effets secondaires indésirables de la pilule
–    Mon retour de couches a eu lieu il y a seulement 4 mois et le désir d’agrandir la famille nous titille.
–    J’ai envie de mieux connaître mon corps et mes cycles, d’être plus attentive à ce qu’il s’y passe, ce que je ressens. Comme ces nausées qui reviennent à chaque milieu de cycle, annonciatrices de mon ovulation.
–    Et bien sûr nous sommes prêts à accueillir un nouveau bébé s’il venait se nicher au creux de moi !
  C’est donc la méthode de contraception qui me convient le mieux à ce moment de ma vie. Mais je pense que si nous n’envisagions pas d’avoir bientôt un deuxième enfant ou si mon retour de couches était arrivé plus tôt je me serais certainement orientée vers un moyen de contraception plus classique, toutefois sans hormones de synthèse, sans doute un stérilet.

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Ce bébé imprévu

Je me décide enfin à écrire et publier cet article que j’ai en tête depuis bien longtemps déjà.

Poulette est un bébé « surprise », comprendre par là que ma grossesse n’était pas prévue, pas si tôt tout du moins. J’ai déjà raconté ici le pourquoi du comment mais pour résumer, lasse de la pilule, j’ai choisi la méthode de la courbe de température sachant qu’il serait bientôt question d’essais bébé. Nous étions donc conscients et prêts à accepter l’éventualité d’une grossesse impromptue, même si je pensais qu’après 10 ans de pilule, il faudrait sans doute un peu de temps pour que la machine se remette en route. Ca lui a pris moins de 3 mois…

Au détour d’une conversation j’apprends qu’une copine est sur le point d’accoucher de son bébé « surprise ». Tiens, tiens, ça me met la puce à l’oreille. Prise d’un doute je file faire un test et la deuxième ligne apparait bien avant les 2 minutes réglementaires. Surprise, je garde ça pour moi toute la journée. On est le 24 décembre, l’ambiance est festive, nos deux familles se rencontrent pour la première fois en prévision de notre mariage prévu 8 mois plus tard… 8 mois ?? Je ne sais pas encore de quand date cette grossesse mais une chose est sûre le mariage est compromis…

Ce fut le plus gros « problème » que cette grossesse surprise nous ait apporté. Nous avons finalement reporté le mariage et au vu du temps qu’il a fait a la date d’origine (pluie et 14°C en plein mois d’août)  on peut dire que tout est bien qui finit bien.

Pourtant parfois, fugacement, il m’arrive de me poser LA question : et si je n’étais pas tombée enceinte ? J’ai mis du temps à écrire cet article parce que je culpabilisais de me poser cette question. Mais j’ai fini par trouver ma réponse : je serais sans doute tombée enceinte quelques mois plus tard. Alors finalement quelques mois d’avance sur notre programme, ce n’est pas grand-chose… Et il suffit que je la regarde pour me dire que finalement sans elle, notre vie aurait été bien fade…

Et je me suis aussi aperçue que les bébés « surprise » étaient loin d’être rare finalement.  On pense bien sûr aux adolescentes mais même plus âgé malgré le panel de moyens de contraception qui nous est proposé, il est parfois difficile de trouver chaussure à son pied (façon de parler). Et lorsqu’on est dans une situation stable ou déjà mère de famille la perspective d’une grossesse semble moins « grave » qu’à 16 ans.

Pourtant gérer les émotions qui accompagnent une grossesse surprise reste compliqué quelque soit l’âge. Les problématiques changent mais il y a toujours un travail de réflexion à faire, soit pour accepter cette grossesse soit décider de l’interrompre.

Pour ma part, je me suis retrouvée dans un cas des plus favorables. Toutefois j’ai ressenti le besoin de lire sur ce sujet. J’ai trouvé de très bons articles (en anglais) ici, et et en français par ici et par . D’autres blogueuses racontent également ça très bien: Nashii et La Mère Joie.

L’art de vivre sa fertilité, Josef Rötzer

Voici ce qu’annonce la quatrième de couverture :

Josef Rötzer, médecin autrichien, commence un jour par être attentif à la fertilité de sa propre femme, Margareta Rötzer.

Dès 1951, il lance un projet de recherche sur le cycle féminin en collaboration avec des milliers de couples dans le monde entier. La masse de données atteint une telle ampleur que sa fille, Elisabeth Rötzer, travaille avec lui depuis 1974. Ils analysent des centaines de milliers de graphiques que des femmes leur envoient : de leurs premières règles jusqu’à la ménopause, avec des cycles  » réguliers  » ou  » irréguliers « , après l’arrêt de la pilule, après un accouchement ou pendant l’allaitement. Sur cette base, il élabore les principes de sa méthode sympto-thermique.

Sympto-thermique veut dire que la courbe de température est toujours interprétée en relation avec les autres symptômes de la fertilité. L’observation intégrée de la température et de la glaire cervicale, principal signe de la fertilité féminine, ainsi que l’autopalpation du col de l’utérus permettent enfin au couple de déterminer lui-même la phase d’infertilité absolue du cycle féminin.

Entre-temps, la méthode Rötzer, aussi fiable que la pilule, a fait ses preuves. Elle est traduite en 17 langues et s’est vendue à plus de 500.000 exemplaires.

J’ai fait l’acquisition de ce livre lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux méthodes de contraception naturelles. Le contenu est très intéressant mais la forme mériterait une réédition, les graphiques font un peu vieillot.

En parallèle je m’étais inscrite sur Fertility Friend et suivais leur cours en ligne. A la fin du cours, on nous envoie un petit livret récapitulant tout ce qui a été appris précédemment. Je pense que la combinaison livre + cours + livret est une bonne façon de s’initier à la méthode des indices combinés car le livre couvre certains aspects que le livret ne couvre pas et inversement.

En conclusion, ce livre est un bon début pour qui veut se lancer dans la méthode sympto-thermique et souhaiterait avoir plus de connaissances dans l’interprétation de ses courbes de température.

C’est pour quand ?

Question qui a l’air simple au premier abord mais qui mérite un peu de réflexion avant de donner une réponse claire et définitive.

Mes cycles étant très loin du typique « cycle de 28 jours avec ovulation au 14ème jour » (ce serait plutôt 25 ou 45 ou 35 jours avec une ovulation quelque part au milieu), si je rentre la date de mes dernières règles dans un calculateur, j’obtiens un accouchement fin juillet.

Or selon ma courbe de température,  j’ai ovulé fin novembre donc un accouchement fin juillet ça ne fait que 8 mois de grossesse ! Va falloir revoir les calculs…

Pour éviter toute confusion, ma gynéco (aidée de ma courbe et d’une écho) m’a conseillé de décaler la date de mes dernières règles à deux semaines avant l’ovulation afin que tout colle aux schémas théoriques et pour ne pas « me faire avoir » d’un mois de grossesse.

Pour finir, les émirats utilisent le système anglo-saxon dans lequel la grossesse dure 40 et non 41 semaines comme en France (les bébés naissent plus vite quand on roule à gauche ??) j’obtiens alors une DPA au 21 aout 2010. Mystère résolu !

Mais alors… pourquoi sur mon dossier c’est noté : 23/08/2010 ??

Bah, on va dire que j’accouche fin aout, hein, ce sera plus simple…

Con(tra)ception

Tout commence au mois d’avril 2009. Je profite d’un passage en France pour aller voir ma gynéco et changer de contraception, les effets secondaires de la pilule m’exaspèrent. Elle me propose d’essayer l’anneau contraceptif Nuvaring. J’adopte très vite, c’est pratique de n’avoir à y penser qu’une seule fois dans le mois et il sait se faire oublier, les effets secondaires s’atténuent sans pour autant disparaitre complètement. Ma boite d’essai se termine alors et impossible d’en trouver aux émirats. J’ai bien pensé à un envoi de France par la poste mais les anneaux se conservant au frais, j’ai bien peur qu’ils ne résistent pas aux 50C de l’été émirien. Il me restait bien une tablette de pilule mais l’idée de la reprendre ne me plaisait guère. Je venais déjà de passer 8 ans sous hormones, ça suffisait amplement. Notre mariage devant avoir lieu en aout 2010, le projet bébé était prévu dans la foulée. Je me dis donc qu’un an d’arrêt de contraception permettra à mon corps de retrouver tranquillement son rythme.

J’arrête donc la contraception chimique et me documente sur la contraception naturelle. Je me suis intéressée plus particulièrement à la méthode des indices combinés. Je m’inscris sur Fertility Friend, un logiciel en ligne qui permet de  répertorier sa température et autres symptômes menstruels. J’ai commencé à prendre ma température au réveil, ce qui n’est, ma foi, pas plus contraignant que de prendre sa pilule tous les jours à heure fixe. L’astuce est d’avoir un thermomètre qui garde en mémoire la ou les dernières températures, ça évite de devoir se réveiller complètement pour lire et noter la température.

Nous nous protégions 1 semaine avant l’ovulation et les quelques jours après. Evidemment ce n’est pas une méthode de contraception fiable à 100% et ça n’est pas adapté à tout le monde. Etant en couple et prêts à assumer un enfant s’il devait arriver, cela nous a paru le mieux adapté à la situation et à nos désirs. Et il y a eu une fois ou nous ne nous sommes pas protégés, par oubli certainement. Mon cycle continue et je le surveille de loin. Lorsqu’ à 12 DPO (12 jours après l’ovulation) le logiciel me détecte une nouvelle ovulation, je ne m’inquiète plus car le rapport non protégé est maintenant à deux semaines de ma date d’ovulation.

Sauf que… si j’en crois le résultat du test de grossesse du 24 décembre, je crois bien que le logiciel a confondu courbe triphasique et ovulation !

Assez surprise, j’attends que  nous ne soyons plus que tous les deux pour annoncer la nouvelle au futur papa. Je m’étais toujours imaginé annoncer ça de façon originale, mais là je suis prise de court, j’attrape un crayon à maquillage et gribouille un « coucou papa » sur mon bidon. Sa réaction ? « Ooops, mais comment on va faire pour le mariage ? ». Ben oui on avait prévu de se marier 8 mois plus tard, quel sens du timing, ce bébé!

Je vous rassure une fois la surprise passée et la question du mariage réglée (reporté à l’an prochain) le futur papa est fou de joie (la future maman aussi).