Prêts !

Un petit bilan de ces cours de préparation qui ont été bien plus exhaustifs que ce que j’ai déjà pu rapporter. Je n’ai retranscris que ce qui paraissait important à mes yeux, j’ai trouvé ici une autre traduction des cours NCT qui reprend les grandes lignes et donnent d’autres informations intéressantes.

D’un point de vue personnel ces cours m’ont apporté une grande tranquillité d’esprit, je me sens prête non seulement à accoucher mais aussi à accueillir ce bébé. Pour rappel bébé est une surprise, nous ne sommes donc pas passés par la phase de réflexion qui précède les essais bébé mais directement dans le vif du sujet : « comment va-t-on s’occuper de cet enfant ? ».

J’avoue que je n’en menais pas bien large quand ces jeunes mamans nous ont raconté leurs nuits hachées par un bébé qui tète toutes les heures… je pense que je n’avais pas idée à quel point les premiers temps peuvent être pénibles… Depuis, l’idée a fait son chemin dans ma tête et je l’ai acceptée.

Je me rends compte aussi que tout ce qu’on a pu apprendre reste de la théorie et que la pratique risque d’être bien différente. Néanmoins, savoir qu’on part avec quelques cartes dans sa manche est très rassurant.
Je ne peux que recommander une préparation de ce type. Je ne connais pas les différentes préparations qu’on peut faire en France mais si je n’avais qu’un conseil à donner c’est d’en choisir une qui inclut le papa.
J’ai adoré observer mon petit mari devenir un peu plus papa à chaque séance. Non seulement je mesure ma chance de l’avoir à mes côtés pour cette aventure mais c’est intéressant de voir que nous n’avons pas retenu les mêmes choses de cette préparation (je n’ai absolument pas entendu que la forte consommation de chocolat noir pendant l’allaitement était déconseillée… lui, oui… bizarre…).

Rencontrer d’autres futurs parents fut également très enrichissant. Ca permet de partager nos joies et nos angoisses sans embêter nos autres amis « sans enfants ».

En conclusion, on a beau ne pas avoir encore tout le matériel ni choisit notre maternité, mentalement on est prêts!

Le grand saut

On a gardé le meilleur pour la fin, ce dernier cours a pour but de nous préparer aux premières semaines de vie à trois, leurs difficultés (et oui il y en aura) et comment les surmonter.

Apres nous avoir fait exprimer nos craintes les plus profondes (un bébé qui pleure sans arrêt, inconsolable, malade, des nuits hachées, une vie de couple inexistante, ne pas se sentir femme ni mère…), notre éducatrice avait organisé une rencontre avec de tous jeunes parents (dont les bébés avaient 4 et 9 semaines) qui n’ont fait que confirmer nos craintes et pire encore !

Mais ils nous ont aussi fait part de leurs trucs et astuces pour que tout se passe au mieux.
Premièrement, discuter des sujets qui fâchent avant la naissance, il est plus facile d’avoir une discussion constructive à propos du cododo dans le calme plutôt qu’en pleine nuit avec un bébé hurlant dans les bras.
Toujours à faire avant la naissance, se préparer un « Baby Plan », c’est-à-dire un plan d’attaque de choses à ne pas négliger une fois que bébé sera là, pour ne pas s’oublier ni oublier son couple. Par exemple le plan peut inclure un soir par semaine où quoiqu’il arrive (pleurs ou baby-sitter), on va au restaurant / se fait une surprise / une activité ensemble, etc…
Dans notre plan par exemple, je m’impose d’aller au minimum une fois par semaine au club de sport faire 1h de fitness ou de piscine. Il y a une crèche dans le club, juste à côté de la salle de sport, difficile de faire plus pratique donc je n’aurais pas d’excuses !
Me réapproprier mon corps me parait être une bonne manière de ne pas me focaliser entièrement en tant que maman mais aussi en tant que femme.

On peut également y inclure nos objectifs par rapport à bébé et à son éducation : jamais de tétine, persévérer avec les couches lavables…. Chacun y inclus ce qui lui parait important de ne pas perdre de vue. Une fois tout ça rédigé, on l’imprime et on l’aimante sur le frigo pour l’avoir toujours sous les yeux et se rappeler un mercredi que demain, tiens c’est jeudi et sur le plan le jeudi c’est notre soirée en amoureux, youpi !

Et ensuite venu le sujet de la compréhension, les hommes ont dû se mettre dans la peau d’une femme qui passe sa journée avec le bébé, n’a presque pas le temps d’avaler un repas ni de se laver de la journée alors que monsieur se la coule douce au boulot. Quand bébé est enfin apaisé elle s’installe dans le canapé avec un morceau de gâteau et c’est à ce moment que son mari rentre.
Et à nous les femmes de se mettre dans la peau de cet homme qui rentre d’une dure journée de travail et à qui on colle le bébé dans les bras pendant que sa femme mange du gâteau vautrée dans le canapé…
Il parait que nous avons tous été très compréhensifs mais c’est sur qu’avec l’accumulation de fatigue, les mots qui fâchent ne doivent pas mettre longtemps à sortir. Bref, un très bon exercice dont le souvenir suffira à éviter bien des conflits, enfin j’espère…

S’en est suivie une longue discussion sur les différents style d’éducation du plus strict au plus cool, à chacun de voir où il se situe.
Pour notre part, nous n’avons pas une idée précise de ce que nous allons faire, on va se renseigner, lire différents avis puis piocher ce qui nous conviendra. Par exemple, on ne se met pas de limites du style « notre enfant n’aura jamais de sucette ». A priori on ne va pas lui en donner une d’office non plus mais s’il s’avère que c’est la seule chose qui nous permette d’avoir un peu de repos, on ne va pas s’obstiner…

C’est donc à chaque couple de définir ses besoins et son style d’éducation afin de faciliter le passage de « couple de namoureux » à « parents » le mieux possible.

Allaiter

Un cours entier est dédié à l’allaitement. J’en ai déjà parle ici, l’allaitement est très répandu aux émirats car l’islam recommande un allaitement long, jusqu’aux 2 ans de l’enfant.
Ayant lu la première moitié du livre de Marie Thirion sur le sujet, je n’ai pas eu l’impression d’apprendre beaucoup de choses lors de ce cours mais c’est toujours bien d’entendre le même son de cloche de deux sources différentes.
On retient donc que la quasi majorité des femmes peuvent allaiter, que oui ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est facile mais que la clé de la réussite de l’allaitement c’est d’avoir une bonne position du bébé par rapport au sein, la grande majorité des problèmes qui font arrêter un allaitement découlant d’une mauvaise position.

D’accord, mais c’est quoi la bonne position ?
4 points à vérifier :
1. le ventre du bébé doit être contre le ventre de maman, lorsqu’on penche la tète on ne doit donc voir qu’une moitié de bébé
2. il faut maintenir sa colonne droite, ne pas le tordre ! Faites l’expérience par vous-même, on boit mieux lorsque notre tête est dans l’axe de la colonne qu’avec la tête tournée sur le côté ou penchée en avant
3. Approcher ensuite le nez de bébé du mamelon pour qu’il puisse sentir le sein et l’aspirer de lui-même
4. Quand bébé est bien « accroché », on doit voir ses mâchoires s’activer et l’entendre déglutir

On trouve beaucoup de photos et de textes décrivant les positions d’allaitement, on peut également s’entrainer avec un poupon mais pour qu’un allaitement démarre bien, le mieux est de se faire corriger sa position par quelqu’un qui s’y connait (sage-femme, consultante en lactation, pédiatre) et ce dès les premiers jours, avant la montée de lait.
Les hôpitaux des émirats ont pour la plupart des consultantes en lactation, il est donc possible d’inclure dans son projet de naissance que l’on veuille qu’elle nous rende visite les premiers jours afin de ne pas prendre de mauvaises habitudes et corriger la position si besoin (et/ou nous en montrer d’autres, la position allongée ne me parait pas évidente par exemple mais j’aimerais bien pouvoir l’utiliser la nuit).

La montée de lait… Elle a lieu vers le 3eme jour, quelques indices dans le comportement de bébé peuvent nous annoncer sa venue. La durée du séjour en maternité aux émirats n’excédant pas 48 h à la suite d’un accouchement normal, celle-ci devrait probablement avoir lieu lors de mon retour à la maison.

Pour finir, j’ai retenu qu’il faut avoir confiance en soi (pas si facile…) et ne pas chercher à tout quantifier : tant que bébé salit ses couches n’est ni maigrichon ni trop grognon c’est qu’il prend assez de lait et grandit bien.
Il ne faut pas se fier aux courbes de croissance faites sur des bébés nourris au biberon mais il vaut mieux utiliser celles des bébés allaités:

Sur ma liste


J’ai toujours aimé utiliser les post-it pour noter ce que je ne devais absolument pas oublier vu ma mémoire de poisson rouge mais plus l’arrivée du bébé se rapproche plus j’ai envie que tout soit prêt, pour pouvoir en profiter pleinement une fois le petit bout à la maison.

Je m’initie donc à l’art de la liste : les premiers temps vont être assez chaotiques, ce que je peux faire tranquillement maintenant, ce sera déjà ça de moins à faire une fois que bébé sera là et plus de temps à passer avec mes deux amours* / sur internet* / au téléphone avec mes copines*.

J’ai donc de nombreuses listes, j’ai même une liste de listes (et je ne suis pas la seule, ça peut même devenir un TOC) ! Et oui la liste bébé comprend la liste des indispensables, la liste pour la maternité, la liste pour l’allaitement, etc….
J’ai même fait une liste de plats à préparer pour remplir le congel…. Chéri se marre bien à me voir faire des listes… N’empêche que lorsque on rentrera de la maternité avec un frigo vide, qui sera bien content de trouver un bon petit plat à mettre au four pendant qu’on gazouille* / change une couche* / dort* ?

* : rayer la (les ?) mention(s) inutile(s)

Bébé 101

Un cours peu théorique mais avec beaucoup de pratique : comment s’occuper de bébé ?

Un nouveau-né c’est l’inconnu pour nous, on en a jamais vu, comment faut-il s’en occuper ?

Nous voilà donc avec nos poupons, une petite baignoire, une couche et des langes et à nous de nous débrouiller…

Quelques astuces utiles :

– les nouveau-nés n’aiment pas trop être exposés, à nus car ils ne savent pas encore bien réguler leur température, un bain tous les jours n’est donc pas nécessaire, on peut simplement procéder a un débarbouillage en règle comme expliqué ici.

– l’eau reste le meilleur produit de beauté pour la peau délicate du nouveau-né, un produit spécial n’est pas nécessaire (sauf problèmes de peau) encore moins un shampoing !

– on n’oublie pas les plis du cou et derrière les oreilles, c’est le point sale des bébés

– on couvre bébé comme nous mais avec une épaisseur de plus (si je dors en pyjama avec une couette, bébé sera à l’aise avec un pyjama, une turbulette et un body ou une couverture)

Cette séance s’est terminée par un petit atelier portage où nous avons pu essayer différents types de porte-bébés : babyjorn, sling, écharpe, et ergo…
Il va sans dire qu’après cet atelier mon Manduca ne me suffit plus et j’envisage sérieusement l’achat d’un sling ou d’une écharpe extensible 🙂

Le 3ème stade et le plan de naissance

Une fois la période de transition passée, le flot d’adrénaline qui parcours le corps de la future maman va entrainer un reflexe de poussée.
On arrive au 3ème stade de l’accouchement : la poussée, l’expulsion du bébé puis du placenta.

Afin d’assouplir le périnée (on peut aussi faire des massages du périnée en prévention avant l’accouchement) et de lui laisser le temps de s’étirer pour ne pas provoquer de dommages, il ne faut surtout pas pousser mais au contraire laisser faire… Visualiser que l’on souffle ses bougies d’anniversaire permet de relever le menton et de changer le rythme de la respiration qui accompagnera alors la poussée.

Si l’on est sous péridurale, penser à se redresser le plus possible et à respirer avec le menton vers le ciel et/ou faire des cris aigus.

Et puis enfin… ca y est, après tous ces efforts, bébé est enfin là !


Alors, que faire maintenant : couper le cordon ou pas ?
Deux écoles s’opposent : la nature est bien faite, le cordon s’arrête lorsque le bébé n’en a plus besoin alors pourquoi le priver de quelques gouttes de sang dont il a besoin ? Ou au contraire, si le bébé est né c’est qu’il n’en a plus besoin, on peut donc le couper sans craintes.
J’ai une petite préférence pour la première version mais ce n’est pas un point sur lequel nous insisterons, je pense qu’à ce moment nous serons plus focalisés sur notre bébé tout neuf que sur le cordon !

Mais il faut encore expulser le placenta. La délivrance naturelle se pratique de moins en moins mais si tout se passe bien on peut attendre de voir si le placenta se décolle tout seul (lors de la première tétée par exemple) avant d’injecter des hormones dont l’action sur l’utérus referme également le col d’où l’urgence à sortir le placenta rapidement une fois l’injection administrée.

De même que pour le cordon, délivrance naturelle ou par injection, cela m’importe peu du moment que l’équipe medicale respecte notre souhait d’intimité pour découvrir notre bébé.

Afin de récapituler nos choix et préférences pour la naissance, on nous a conseillés de préparer un plan (ou projet) de naissance.
C’est une pratique très répandue aux émirats car c’est un pays d’expatriés où plusieurs nationalités cohabitent, il n’y a donc pas de normes et c’est très bien vu de venir avec un bout de papier indiquant clairement nos choix (1 page maximum, en anglais simple et clair car ce n’est pas la langue maternelle de la plupart des gens). Nous n’en aurions sans doute pas fait en France. Je préfère privilégier le dialogue avec l’équipe médicale et développer une relation de confiance plutôt que de tendre mes instructions. Néanmoins au vu des circonstances et des problèmes de communication qui peuvent survenir lorsqu’on est dans un pays étranger, c’est toujours bien d’avoir sous la main un récapitulatif de nos souhaits.

Voici donc les points importants de notre projet :
– fournir des explications claires sur les événements / interventions si besoin
– qu’on nous soutienne pendant le travail (qu’on puisse baisser les lumières, mettre de la musique, boire, manger, éviter les intrusions intempestives)
– découvrir le sexe du bébé par nous-mêmes (on a pas attendu 9 mois pour l’entendre de la bouche d’un inconnu)
– pas d’épisiotomie dans la mesure du possible
– pas de vaccins dès la naissance
– que le papa soit présent en cas de césarienne et puisse accompagner le bébé dans ses premiers instants

Ces 3 premiers cours ont été assez denses avec beaucoup d’informations à digérer. Mais cela nous a permis de notre faire notre propre idée de la naissance et de ce que l’on souhaite… ou pas !

La gestion de la douleur

Ce second cours commence par la lecture de témoignages de mamans sur les contractions, elles y décrivent leurs impressions : une douleur qui monte en intensité puis diminue comme une vague, une douleur de règles très fortes, etc…

S’ensuit une simulation de contraction : à genoux, incliné aux ¾ pendant 60 secondes… ouille… ouille… ouillle…
Puis on recommence mais cette fois-ci on se concentre sur sa respiration, on bouge les hanches, on rit, bref on vérifie par nous même que plus on est détendus et que l’on se change les idées, plus la douleur se gère facilement. Le principe est démontré, c’est ce qu’il va falloir appliquer pendant le travail.

Pour cela, plusieurs moyens sont mis à notre disposition. Le premier est notre partenaire. Il peut nous aider de multiples façons : des massages, des encouragements, des mots doux, voire même ne rien faire : une présence apaisante peut parfois suffire.

La respiration joue également un rôle primordial, c’est ce qui permet de bien se relaxer. Expirer longuement en pensant à relâcher ses épaules et les muscles du visage, surtout ne pas se crisper…

Nous avons passé en revue la trousse à outils du travail : eau, barres de céréales, baume à lèvres, brumisateur, serviettes, homéopathie, fleurs de Bach, téléphone, musique, chaufferette, huile de massage (privilégier les huiles sans odeur car l’odorat est très développé durant le travail), une paille pour boire plus facilement… chacun peut y rajouter ce qui lui semble nécessaire y compris une TENS, une petite machine a électrodes (du style sport-elec) qui envoie un signal censé stopper le chemin de la douleur.

Ensuite séance « pratique » : ces messieurs s’entrainent aux différents massages, points de compression et ce qu’ils ont dans leur trousse a outils pendant que ces mesdames simulent une contraction en tenant bien fort un glaçon dans leur main pendant 60 secondes et essayent de se relaxer… aaarrff…
A ce point je pense que 98% des futures mamans présentes ont pensé : j’y arriverais jamais, pour moi ce sera la péridurale. Jusqu’à ce qu’on nous explique que les douleurs ne sont pas comparables, la douleur d’une contraction est plus diffuse et augmente progressivement en intensité contrairement au glaçon qui délivre une douleur ponctuelle et très intense du début à la fin.

On nous a ensuite présenté les différents moyens médicaux à notre disposition pour gérer la douleur : entonox (gas air ou gas hilarant), pethidine et peridurale ainsi que les avantages et inconvénients de chaque méthode.

  • Entnox (ou gas air ou gas hilarant) : mélange d’air et d’azote

+
Atténuation de la douleur
Se dissipe rapidement si on ne supporte pas
Agit rapidement
Permet de prendre de grandes inspirations donc de se concentrer sur sa respiration

Peut rendre malade mais ses effets se dissipent rapidement

+

Atténuation de la douleur
En cas de long travail, permet de faire une pause et de dormir

Narcotique qui peut rendre malade / faire halluciner et dont les effets sont longs à disparaitre

  • Péridurale

+
Atténuation totale de la douleur efficace à 95%
En cas de long travail, permet de faire une pause et de dormir

Peut ne marcher que d’un seul côté
Ralenti le processus hormonal naturel d’où introduction d’hormones de synthèse mais seulement les hormones agissant sur le muscle utérin (adrénaline et endorphine ne sont plus produites)
Position couchée -> 28% de place en moins d’où des difficultés à sortir le bébé qui entrainent des extractions instrumentales (ventouses, forceps) et épisiotomies.
Quand l’effet s’estompe, il peut être très dur de se « remettre dans le bain » des contractions qui seront tout de suite très fortes

Au travail!

Avant même de commencer nos cours de préparation à la naissance et à la vie de parents, nous avions des devoirs : lister chacun de son côté les idées reçues et préconçues que l’on se fait de la grossesse, la naissance et les premiers jours avec bébé puis mettre nos listes en commun et comparer… Pour notre part nous nous sommes rendus compte que nous ne savions pas grand-chose… peu de nos amis sont parents, chéri est le petit dernier et moi j’étais bien petite a la naissance de mon frère pour me souvenir de quoi que ce soit…
On part donc sans trop d’aprioris et un peu (beaucoup ?) à l’aventure…

Tout débute par un peu de théorie sur les mécanismes de la naissance et l’importance des hormones pour bien comprendre comment réagit le corps lors du travail et de l’accouchement.
Notre prof a vraiment bien insisté sur le fait que c’est lorsqu’on se sent bien, dans un environnement sécurisant, entouré des personnes qu’on aime, que la sécrétion d’ocytocine (aussi appelée hormone de l’amour ) est la meilleure. Cette dernière, associée à l’adrénaline et aux endorphines participent activement au processus de la naissance .
C’est pour cela qu’on observe souvent un ralentissement du travail à l’arrivée à la maternité : l’environnement change, l’hôpital ne nous est pas toujours familier, on ne connait pas forcement les personnes qui vont s’occuper de nous, la production d’ocytocine diminue donc et le travail ralentit…
Pour le faire repartir, privilégier le contact physique et visuel avec le futur papa (ou la sage-femme, la doula, bref toute personne dans laquelle vous avez confiance), personnaliser la chambre d’hôpital (apporter une veilleuse ou un foulard pour tamiser la lumière, mettre une musique relaxante, etc…) afin de mieux rentrer dans votre bulle.
Il est donc très important de choisir un lieu ou l’on se sent bien et de s’entourer de personnes de confiance pour accoucher. Cela permet au processus naturel de se dérouler au mieux donc de limiter les complications et surtout d’en garder un bon ressenti.

Toujours dans l’optique de mettre toutes les chances de son côté pour que son accouchement se déroule le plus simplement possible, on nous a indiqué quelques astuces et positions à pratiquer les dernières semaines de grossesse pour mettre à bébé de se mettre dans la position optimale a sa descente :
– veiller à ce que les genoux soient plus bas que les fesses, au besoin utiliser un petit coussin sous les fesses dans la voiture ou au bureau. Cela favorise l’ouverture du bassin, bébé a donc plus de place pour s’y engager.
– se pencher légèrement en avant plutôt que de se s’affaler en arrière… c’est une question de gravité, le bébé se placera donc préférentiellement ventre- à ventre et non dos- à -ventre (position reconnue pour allonger le travail et le rendre plus douloureux car bébé devra effectuer une rotation supplémentaire)
Les positions qui regroupent ces deux critères : s’asseoir sur un gros ballon ou à califourchon sur une chaise.

Nous avons ensuite passé en revue les différentes positions d’accouchement en les reproduisant avec un bassin en plastique et une petite balle pour simuler la tête du bébé. Un petit ballon de baudruche représentant la vessie nous a permis de visualiser la place qu’occupe celle-ci dans le bassin, place qu’on peut facilement gagner en pensant à aller régulièrement aux toilettes.

C’est aussi plus facile de comprendre en quoi une position « non-assise » favorise le passage du bébé lorsqu’on nous en fait la démonstration. Selon les positions, on peut gagner jusqu’à 28% d’espace d’ouverture en plus dans le bassin comparé a la position couchée!

Donc accoucher couchée, la vessie pleine ou debout la vessie vide, on ne part pas avec les mêmes cartes en mains…

On est ensuite passé aux différentes phases du travail :
La 1ere, la plus longue pendant laquelle l’utérus se contracte de bas en haut (à moins que ça ne soit de haut en bas, je ne sais plus… bref dans un sens, quoi) pour dilater le col.
La période de transition (ou phase de désespérance), rush d’adrénaline qui change le sens des contractions de l’utérus et nous fait nous sentir… désespérées…
La deuxième phase (expulsion), plus rapide que la première, où l’utérus se contracte de façon à faire sortir le bébé.
Et pour finir l’expulsion du placenta.

Le bilan de la séance pour les mamans est donc le suivant : suivre son instinct et adopter la position qui nous semble la plus appropriée.
Pour les papas : emmenez régulièrement vos femmes aux toilettes, faites les marcher, changer de position, lorsqu’elle voudra faire sa valise et rentrer chez elle car de toute façon elle en voulait pas de ce bébé, rappelez lui que c’est l’adrénaline qui parle et que ca signifie que la fin est proche…

Se préparer

Se préparer à la naissance et à la vie de parents… c’est l’objectif des cours que nous avons commencé à suivre récemment. Cela n’a rien d’obligatoire, on peut très bien se contenter des cours classiques donnés à la maternité mais ces derniers ayant lieu à la maternité publique (où la loi islamique s’applique), le papa ne peut venir qu’à certains horaires et doit attendre dans une salle d’attente séparée, bref cela ne me parait pas optimal pour qu’il puisse trouver sa place.

Nous avons donc choisis de suivre des cours privés dispensés par une éducatrice agrée par le NCT (National Childbirth Trust) un lobby britannique qui a pour but d’informer les couples sur les pratiques physiologiques pendant le travail, l’accouchement et les premiers temps avec bébé.
Le cours se compose de 6 séances de 3 heures chacune.

Nous sommes avec 6 autres couples ayant, à un mois prés, la même date d’accouchement, c’est très convivial et sympathique de se retrouver avec autant de personnes dans la même situation que nous.

A la fin de chaque cours un email récapitulant la session nous parvient avec de nombreux liens et documents pour aller plus loin et préparer la leçon suivante.
Tous ces documents sont référencés et répertoriés, bref ils sont basés sur de vraies études ou faits réels. Ce sont donc de très bons documents à montrer à votre docteur si celui-ci est un peu vieille école.
La plupart des ces documents (en anglais) sont disponibles sur le site du NCT . Je vous conseille également les feuillets de Lamaze (l’équivalent anglais de Leboyer) qui dépeint les 6 pratiques indispensables pour une naissance physiologique, ils sont disponibles sur ce site dans plusieurs langues, mais malheureusement pas en français.

Je vais essayer de résumer ce qui a été traité au cours de chacune des séances et ce que j’en ai retiré. Bien sûr cela reste mon avis personnel et ces articles sont là autant pour partager l’information que pour me servir d’aide-mémoire le moment venu.

Apres seulement quelques séances, le bilan est plus que positif : on rentre enfin dans le concret, on réalise pleinement que l’on va être parent. C’est d’autant plus vrai pour le futur papa, qui prend conscience de l’importance de son rôle et qui se sent de plus en plus investit… et ça pour la maman ça vaut toutes les préparations 😉