Son secret

Mon bébé a un secret. Un petit secret rien qu’à lui qu’il nous révélera lors de sa naissance.

Comme pour Poulette, nous ne désirons pas connaître le sexe du Petit Poisson. Bien souvent on nous demande: pourquoi? Mais comment allez-vous faire?

J’avoue avoir été surprise de ces questions la première fois, pourquoi? Et bien parce qu’on souhaite un enfant et non pas une petite fille ou un petit garçon, parce que ce fut la plus belle surprise de ma vie de découvrir que j’avais donné naissance à une petite fille et parce que je suis sure à 100% que cette surprise sera bonne, je ne souhaite pas la gâcher.

Comment allons nous faire? Facile, on demande à ne pas connaître le sexe lors des échos. Pour moi rien de plus facile car je suis une quiche en écho, je ne vois rien…pourtant, hier, j’ai vu mon bébé, les jambes grandes écartées… et j’ai déjà eu du mal à voir que c’était ses jambes.

Le matériel de puériculture sera celui utilisé pour Poulette. Nous projetions d’avoir plus d’un enfant donc nous avions choisi d’investir pour le premier enfant dans du matériel de qualité aux tons neutres afin de servir à toute la fratrie. Contrairement aux idées reçues il y a plein de choix de jolies choses non sexuées, vert, jaune, rouge, blanc, taupe et tout autre couleur autre que rose ou bleu…. On facilement plein d’idées de chambre neutre sur internet:

Les vêtements? Et bien je n’ai acheté que le minimum pour le premier mois, principalement des pyjamas, ma Poulette n’a pas porté de jolie tenue avant d’avoir 2/3 mois car elle était bien trop petite (pas de tenue taille préma) et la rare petite tenue que j’avais n’était pas aussi pratique qu’un pyjama.

J’ai donc fait des repérages dans les rayons fille et garçon pendant ma grossesse et une fois Poulette parmi nous, je suis allée faire du shopping de petites robes. Est ce bien
réellement nécessaire d’avoir le trousseau complet de bébé jusqu’à ses 1 an alors qu’il n’est même pas encore né?

J ‘ai très bien pu faire sans et j’ai pu adapté mon shopping aux différents cadeaux de naissance que l’on avait reçus, je n’ai quasiment pas acheté de 6 mois par exemple… D’un point de vue financier ça permet aussi de repartir un peu les dépenses.

On me dit souvent qu’à partir du moment où ils ont su le sexe de leur enfant à naître les parents ont mieux réussi à se projeter,à admettre que le bébé était bien réel… pour moi j’aurai l’impression de lui enlever une part de rêve, une petite partie de son enfance, celle où tout est possible…. Vraiment tout, aussi bien s’appeler Pauline que Lucien, être acrobate, docteur ou danseuse… mon bébé a un avenir infini devant lui… On ne le met pas dans une case avant même sa venue (chouette un petit neveu je l’emmènerai au match, cool une fille, on fera de la pâtisserie). Cette partie de rêve m’est nécessaire à
moi aussi, j’aime nous imaginer tantôt comme une famille de nanas, tantôt comme un quatuor équilibré, je ne suis pas prête a renoncer tout de suite à ces rêveries…

Alors dans cette societé où les enfants grandissent de plus en plus vite, où tout va de plus en plus vite, on s’offre le luxe de l’attente, de prendre notre temps et de rêver…

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La guerre du rose

Une de mes pires craintes pendant la grossesse : avoir une fille et devoir affronter les rayonnages bondés de rose !
Pâle, vieux, fushia, fluo, pastel, vif… le rose est PARTOUT sur les objets et vêtements « de fille ».

C’est sans doute un peu moins vrai en France qu’aux Emirats mais tout de même je continue ma lutte anti-rose. Bon j’avoue il m’est arrivée de craquer sur une ou deux tenues roses mais elles étaient tellement meuuuugnonnes!
Résultat, la plupart du temps on prend  Poulette pour un garçon. Ben oui un bébé en robe beige dans une poussette verte ça ne peut pas être une fille, voyons… J’ai bien essayé d’accessoiriser avec le petit bandeau dans les cheveux sur le crâne mais l’espérance de vie du bandeau sur la tête doit être de  3 minutes maxi (le temps de prendre une photo pour les mamies).


Alors tant pis je laisse dire, parfois je rectifie parfois non. Ma Poulette n’a pas besoin de vêtements roses et de poupée pour savoir qu’elle est une petite fille, d’ailleurs son jouet préféré c’est le mètre de bricoleur de papa!

Et c’est parti…

Previously on About my bidon: accouchement épisode 1, 2 et 3.

La menace de césarienne (et surtout ses conditions : sans le papa, sous anesthésie générale, pas d’allaitement en salle de réveil, pas possible de voir mon bébé avant 24 à 48h) me dévaste, le scenario catastrophe se déroule lentement sous mes yeux et je ne peux rien faire… quoique… je reprends du poil de la bête et décide de faire le peu que je puisse faire : parler au bébé, lui expliquer la situation et que ce serait cool qu’il se décide à venir de lui-même, boire quelques tasses de tisane de feuilles de framboisiers, et surtout changer de position malgré tous ces câbles.

A genoux sur le lit, en appui sur la table où l’on met le plateau-repas, il ne faut pas longtemps pour qu’enfin je sente de légères contractions. Ca y est ca commence et… aie… ça me remplit de joie (façon de parler, hein).

« Non madame, le monito ne montre aucune contraction, c’est pas ça »…aie… on décide alors de noter mes « non-contractions »(*). Le papa fait ça très…aie… bien et il ne faut pas longtemps pour qu’on se rende compte du rythme : toutes les 4 et 2 minutes alternativement. Ca commence rapidement dis donc… tant mieux, la menace de la césarienne s’éloigne d’autant plus à chaque contraction.

Je me concentre sur ma respiration et gère quelques contractions comme ça. Une sage-femme passe sa tête par la porte et constate qu’effectivement le travail a commencé, elle me demande si je veux du gaz mais je préfère attendre encore un peu et tester les massages, lingettes chaudes et autres anti-douleur. Apres tout y’en a encore pour plusieurs heures (ah la naïveté) alors je ne veux pas m’habituer à un anti-douleur tant que j’arrive plus ou moins à gérer. Mouais… j’ai du tenir ce discours pendant  5 minutes avant que je ne supplie chéri de la rappeler et de me donner du gaz! Parce que la les contractions sont de plus en plus longues et fortes… la vache… purée, c’est moi qui crie comme ça ? ah ben oui… mais expulser de l’air très très vite ça fait du bien et… ah tiens ça va mieux si je laisse faire la contraction, on dirait même que… ça pousse !

Poulette est née à 14h20...

Retour de la sage-femme qui ameute les troupes, allume toutes les lumières (aie mes yeux) et commence à installer THE gaz. On me demande (m’ordonne ?) de m’allonger pour m’examiner. Bon alors comment dire, déjà tu ne me demandes rien pendant une contraction et ensuite j’essaie de me retourner là mais avec un bébé qui tente de traverser ton bassin, c’est juste pas facile d’être gracieuse alors patiente un peu !

J’ai juste le temps d’entendre un « Mais on voit la tête ! » avant qu’on me tende le gaz (une pure merveille ce truc). Waouh y’a de la pression dans le masque. L’effet est instantané, après une bouffée la douleur est considérablement atténuée alors je continue…. Peut-être un peu trop car j’ai ensuite l’impression de sombrer, d’être complètement à coté de mon corps, je vois des images de tracé plat , de réanimation (merci urgences et grey’s anatomy) … suis-je en train de mourir (**)? ah ben non alors je veux savoir si c’est une fille ou un garçon ! Je me raccroche à la voix de chéri « Respire, respire » et on m’ôte le masque, oui ça vaut mieux… aaahhh nooooooon encore le masque, je VEUX la drogue…

…Accalmie…

Voix de chéri : « ça y est il est là le bébé ! »

Moi : « C’est vrai ? »

Chéri : « je sais pas je te demande… »

Moi : « Aiiiiieeeeeee »

Chéri : « Bon non il n’est pas encore la… »

… Fin de l’accalmie…

S’ensuit une série de contractions qui me parait interminable… je voudrais bien toucher la tête de mon bébé pour voir où j’en suis mais on m’en empêche a deux reprises (pourquoi ? mystère…) je laisse faire la poussée réflexe, je ne veux pas pousser pour ne pas déchirer mais je sens bien que dans cette position il faut que je donne un petit coup de pouce (enfin pas vraiment de pouce, on se comprend, hein) pour aider mon bébé. J’entends vaguement le mot « cut » revenir dans la conversation, bon c’est clair, ils ne m’épargneront pas(***). Allez je pousse un peu comme ça c’est enfin fini… ouillllle… la tête est passée… même sensation que lorsqu’on enfile un col roulé en beaucoup plus cuisant….

Plus que la brûlure, c’est la sensation de flottement une fois la tête sortie qui m’a le plus frappée… Une dernière contraction et hop… LA voilà ! C’est une fiiiiiille, une toute petite fille me dit son papa…

A peine dans mes bras qu’on me la reprends déjà, « elle est trop petite » me murmure-t-on… Là j’ouvre les yeux, redescends sur terre et constate le monde qu’il y a dans la pièce, ils étaient tous là tout ce temps ??

Avec tout ces gens impossible de voir mon bébé… ils s’apprêtent à l’emmener (dans les bras du pédiatre, sans couveuse ni rien) lorsque nous demandons à l’avoir encore un peu. Je souhaite la mettre au sein mais la pédiatre est formelle « elle est trop petite pour téter ». M’en fous je veux essayer et je veux ma fille contre moi… A peine le temps de prendre une photo que Poulette repart, accompagnée par son papa qui a pour mission de ne pas la quitter des yeux, je ne suis pas rassurée sur ce qu’ils vont lui faire.

(*) c’est dingue mais selon le monito Poulette est née sans contractions, incroyable, non ?

(**) c’était donc ça la phase de désespérance…

(***) à tort, je m’en suis sortie sans episio ni déchirure

Et c’est… une gazelle!

Les statistiques effectués en début de grossesse se sont révélés juste pour la plupart, j’ai bien eu une petite fille!

Aucun regret de ne pas avoir su le sexe avant la naissance, au contraire,  ça m’a permis d’avoir au moins un moment magique pendant cet accouchement. Depuis on ne cesse de se répéter qu’on a une fille… fille qui ressemble comme deux gouttes d’eau à son papa, fier comme tout 🙂

Gazelle ou dromadaire?

Mon idée de départ est que le petit bout garde son identité secrète jusqu’à sa naissance, j’adorerais avoir la surprise!

Seulement voilà, les tentations sont nombreuses : le papa qui voudrait bien savoir, les petites robes à volants et les petites salopettes qui me font de l’œil dans les vitrines…

En attendant de savoir si nous céderons à la tentation de connaitre le sexe de notre futur bambin, j’ai testé pour vous les différentes méthodes-qui-ne-se-trompent-jamais, à savoir :

–         le calendrier chinois
–         la méthode lunaire
–         le biorythme
–         les méthodes « mathématiques »
–         le pendule
–         les couverts
–         la forme du ventre
–         la méthode Shettles

  • Le calendrier chinois

Pour cette méthode, on doit juste connaître son âge au moment de la conception et le mois de conception et regarder à quoi ça correspond sur ce calendrier.

Pour moi cela me donne : une fille

  • Le calendrier lunaire

A partir de la position de la lune au moment de la conception, on peut déterminer le sexe du bambin.
Si c’est entre la pleine lune et la nouvelle lune, c’est un garçon.
Si c’est entre la nouvelle lune et la pleine lune, c’est une fille.
Autrement dit la lune montante annonce un garçon tandis que la lune descendante annonce une fille.

Lune montante pour moi donc : un garçon

  • Le biorythme

Une méthode qui dépend de l’âge de la maman au moment de la conception en fonction de son biorythme, c’est-à-dire la position de ses courbes physiques et émotionnelle.
Si la courbe physique est en haut et la courbe émotionnelle en bas, c’est un garçon.
Si la courbe émotionnelle est en haut et la courbe physique en bas, c’est une fille.
Si les deux sont en haut ou en bas, c’est 50/50.

Résultat : une fille

  • Les méthodes mathématiques

Un calcul très simple à effectuer:   Age + mois de conception + 15
Si c’est impair, c’est un garçon si c’est pair, c’est une fille.

Verdict : une fille

Variante : on prend son âge au moment de la conception et on y ajoute le mois.  Si le nombre est pair, c’est un garçon si c’est impair, c’est une fille

Verdict : une fille

Note: on remarquera que les deux méthodes sont quand même assez contradictoires, dans mon cas ça correspond mais c’est un coup de chance.

  • Le pendule

Ne nécessite qu’une chaîne et une alliance. On tend la chaîne au dessus de la main gauche, ou du ventre. Si ça tourne en rond, c’est une fille si ça se balance, c’est un garçon.

Résultat: ça se… balance? oui on va dire que ça balance, un garçon donc.

Variante : le pendule à l’ancienne, un bout de fil de couture, sur lequel vous enfilerez une aiguille. Vous le placez au dessus de la main gauche et vous demandez si c’est une fille ou un garçon. Si ça tourne en rond, c’est une fille si ça balance, c’est un garçon.

  • Les couverts

Prendre une fourchette et un couteau, deux torchons identiques. Votre conjoint va mettre deux chaises l’une à côté de l autre,  vous sortez de la pièce et pendant ce temps il dispose une fourchette dans un torchon et un couteau dans l autre qu’il pose sur chaque chaise. Revenez et allez vous asseoir sur l’une des chaises.
Si vous vous asseyez sur le couteau c’est un garçon.
Si vous vous asseyez sur la fourchette c’est une fille.

Verdict: j’ai pas deux torchons identiques et puis non, franchement, je ne me voyais pas demander ça à chéri, il a déjà fait une drôle de tête en voyant le pendule, alors …

  • La forme du bidon

Un ventre tout en pointe annoncerait un garçon tandis qu’un ventre qui s’étale en largeur indiquerait une fille.

Réponse quand mon bidon se montrera…

  • La méthode Shettles

La méthode Shettles se base sur le fait que les zozos fille et les zozos garçons n’auraient pas les memes caracteristiques. Les zozos garçons seraient très rapides mais peu résistants tandis que les zozos filles seraient plus lents mais survivraient plus longtemps dans l’intimité de la (future) maman. La « recette » pour avoir un garçon serait donc d’avoir un rapport le plus proche possible de l’ovulation (le jour même ou la veille), il paraitrait qu’avoir un orgasme modifierait le pH de la flore vaginale favorablement pour les zozos Y. Au contraire pour une choupinette, il faudrait avoir des rapports 2 à 3 jours avant l’ovulation et les éviter le jour O. L’absence d’orgasme et la position du missionnaire seraient un plus.

Vu l’incertitude sur le jour de mon ovulation, je ne peux pas vraiment me prononcer sur cette méthode. Neanmoins elle me parait un peu moins incongrue que la méthode des couteaux et des fourchettes.

Annonce des scores

Gazelle: 4

Dromadaire: 2

Sinon je crois bien que la statistique la plus fiable reste encore celle qui dit qu’il y une chance sur deux d’avoir une fille (ou un garçon).