Mes débuts en Manduca

Après de nombreuses réflexions sur le sujet, j’avais opté pour le porte-bébé Manduca. Alors en pratique, qu’est-ce-que ça donne? Ai-je fais le bon choix?

Poulette n’était pas à la maison depuis 24h que je n’ai pu m’empresser de sortir le porte-bébé de sa boîte. Premier constat: c’est écrit à partir de 3.5 kg sur la boîte… bon elle ne fait que 2 tout petits kilos mais je tente… mouais… elle a tellement l’air perdue dans le kit naissance que je renonce à regrets.

Deuxième tentative quelques temps plus tard lors d’une sortie complètement impraticable en poussette. Poulette a grandit certes sans atteindre les fameux 3.5  kilos mais l’essai est plutôt concluant. J’utilise régulièrement le Manduca depuis qu’elle fait environ 3 kilos. Par contre je ne me sers pas du kit naissance, je ne le trouve pas pratique car ma crevette garde souvent ses jambes repliées contre elle, je l’installe donc comme ça contre moi (et me prend donc quelques coups de pied de temps en temps). Du coup je ne sais pas si j’utiliserais le kit naissance un jour… voilà donc un des arguments qui m’avait décidé à choisir le Manduca qui tombe à l’eau.

Autrement rien à redire, c’est facile et rapide à installer, il y a vraiment beaucoup de réglages possibles donc ça peut convenir à un panel très étendu, bébé a l’air bien dedans et surtout ça permet d’avoir les mains libres. Au niveau de la répartition du poids, avec mon poids plume je n’ai pas de soucis, j’en reparlerais quand elle sera plus grande…

Bref, je ne regrette pas mon achat et je sens qu’il va nous servir un bon moment!

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Dans le droit chemin

Siège complet, décomplété, dos à droite, à gauche, vers l’avant ou vers l’arrière…  la position qu’aura le bébé au début du travail va fortement influencer le déroulement de l’accouchement.

La position qu’adopte le fœtus en début du travail est caractérisée par 3 critères :

  • le sens du bébé:  il peut se présenter soit par la tête soit par les fesses (on parle de présentation occipitale ou céphalique en opposition à un siège). La tête étant la plus grosse et plus lourde partie du corps du bébé, il est préférable qu’elle s’engage en premier. Si la tête est passée, le corps suivra.
  • l’orientation du dos du bébé dans l’utérus : à droite ou à gauche. Oui mais quelle droite ou quelle gauche ? Après vérification, il s’agit bien de celle de la maman et non celle d’un examinateur.
  • la présentation : antérieure ou postérieure. La présentation antérieure (le visage de bébé est orienté vers le dos de la maman) est préférable pendant le travail car elle présente un diamètre de la tête plus petit donc plus facile à faire passer dans le bassin que la présentation postérieure (bébé regarde vers le ventre de maman). On peut voir ici une représentation des différentes positions de la tête dans le bassin.

Il existe donc une multitude de combinaisons  possibles : présentation antérieure droite, postérieure gauche, les positions en siège (4,4 % des cas) complet ou décomplété ou en transverse mais la position la plus physiologique ou position fœtale optimale est la position LOA (Left Occiput Anterior) ou OIGA (Occipito-iliaque Gauche Antérieure) .

Qu’est ce que ça veut dire ? Que le bébé est placé dos à gauche (la gauche de la maman), la tête en bas et regardant vers le bas du dos de sa maman.

Position optimale

Lors de la naissance proprement dire, le bébé sort en position antérieure. S’il est donc déjà placé à gauche ou à droite, il n’aura donc qu’un petit quart de tour à faire pour se mettre dans le bon axe. Au contraire, s’il est en position postérieure, il lui faudra fournir plus d’effort pour se retourner et effectuer 3/4 de tour, on parle souvent d’accouchement par les reins pour designer une position postérieure.

En règle générale, plus le bébé adopte une position éloignée de la position optimale, plus l’accouchement par voie basse sera difficile et/ou douloureux voire impossible dans le cas d’un bébé en transverse.

Y’a-t-il donc quelque chose que je puisse faire pour aider mon bébé a trouver cette position optimale ?

La majorité des bébés (94.8% ) se mettent naturellement en position antérieure aux environs de la 37ème semaine de grossesse. Néanmoins il n’est pas rare que bébé change de position à n’importe quel moment dans les dernières semaines et nos (mauvaises) habitudes (ordinateur, vautrage dans le canapé) ne l’aide pas toujours à se placer correctement. Mais il y a quelques trucs et astuces pour lui permettre de trouver plus vite cette position optimale. Il faut en quelque sorte l’entrainer, plus il aura pris l’habitude de se mettre dans cette position, plus facilement il s’y mettra le jour J.

  1. Tout d’abord il faut lui faire de la place, il faut ouvrir son bassin. Pour cela rien de telle qu’une position verticale légèrement inclinée vers l’avant. Avec l’aide de la gravité, cela favorise l’engagement de la tête dans le bassin. En pratique cela revient à s’asseoir sur une boule, un gros ballon (attention à ce que vos genoux soient plus bas que vos hanches ou à califourchon sur une chaise.
  2. Se mettre sur le côté gauche (pour dormir, regarder la tele, etc…) a plusieurs avantages:
    Cela réduit la compression des vaisseaux sanguins dont la veine cave, cela favorise donc la circulation du sang maternel et fœtal (conseil également valable en cas de problèmes de circulation, d’oedèmes ou de rétention d’eau)
    La gravité et le poids du corps du bebe font qu’il va « tomber » naturellement du côté gauche.
    Avec des petits coussins ou un coussin allaitement on arrive à s’installer bien confortablement dans cette position.
  3. Si l’on sait que bébé est en siège, quelques positions peuvent aider à son retournement dont la position de la prière musulmane (à genoux, les coudes et avant-bras au sol) ou le pont de Bayer (surélever les fesses avec un coussin de manière à ce qu’elles soient plus haute que la tête de la maman).

Et si malgré tout, bébé n’est pas dans la position optimale en début de travail tout n’est pas perdu, il peut encore s’y mettre, il faut rester active, debout, se pencher vers l’avant et varier les positions.

Pour les anglophones qui veulent essayer de déterminer la position qu’a leur bébé, voilà un site très bien fait et qui explique énormément de choses sur le sujet: www.spinningbabies.com

Au travail!

Avant même de commencer nos cours de préparation à la naissance et à la vie de parents, nous avions des devoirs : lister chacun de son côté les idées reçues et préconçues que l’on se fait de la grossesse, la naissance et les premiers jours avec bébé puis mettre nos listes en commun et comparer… Pour notre part nous nous sommes rendus compte que nous ne savions pas grand-chose… peu de nos amis sont parents, chéri est le petit dernier et moi j’étais bien petite a la naissance de mon frère pour me souvenir de quoi que ce soit…
On part donc sans trop d’aprioris et un peu (beaucoup ?) à l’aventure…

Tout débute par un peu de théorie sur les mécanismes de la naissance et l’importance des hormones pour bien comprendre comment réagit le corps lors du travail et de l’accouchement.
Notre prof a vraiment bien insisté sur le fait que c’est lorsqu’on se sent bien, dans un environnement sécurisant, entouré des personnes qu’on aime, que la sécrétion d’ocytocine (aussi appelée hormone de l’amour ) est la meilleure. Cette dernière, associée à l’adrénaline et aux endorphines participent activement au processus de la naissance .
C’est pour cela qu’on observe souvent un ralentissement du travail à l’arrivée à la maternité : l’environnement change, l’hôpital ne nous est pas toujours familier, on ne connait pas forcement les personnes qui vont s’occuper de nous, la production d’ocytocine diminue donc et le travail ralentit…
Pour le faire repartir, privilégier le contact physique et visuel avec le futur papa (ou la sage-femme, la doula, bref toute personne dans laquelle vous avez confiance), personnaliser la chambre d’hôpital (apporter une veilleuse ou un foulard pour tamiser la lumière, mettre une musique relaxante, etc…) afin de mieux rentrer dans votre bulle.
Il est donc très important de choisir un lieu ou l’on se sent bien et de s’entourer de personnes de confiance pour accoucher. Cela permet au processus naturel de se dérouler au mieux donc de limiter les complications et surtout d’en garder un bon ressenti.

Toujours dans l’optique de mettre toutes les chances de son côté pour que son accouchement se déroule le plus simplement possible, on nous a indiqué quelques astuces et positions à pratiquer les dernières semaines de grossesse pour mettre à bébé de se mettre dans la position optimale a sa descente :
– veiller à ce que les genoux soient plus bas que les fesses, au besoin utiliser un petit coussin sous les fesses dans la voiture ou au bureau. Cela favorise l’ouverture du bassin, bébé a donc plus de place pour s’y engager.
– se pencher légèrement en avant plutôt que de se s’affaler en arrière… c’est une question de gravité, le bébé se placera donc préférentiellement ventre- à ventre et non dos- à -ventre (position reconnue pour allonger le travail et le rendre plus douloureux car bébé devra effectuer une rotation supplémentaire)
Les positions qui regroupent ces deux critères : s’asseoir sur un gros ballon ou à califourchon sur une chaise.

Nous avons ensuite passé en revue les différentes positions d’accouchement en les reproduisant avec un bassin en plastique et une petite balle pour simuler la tête du bébé. Un petit ballon de baudruche représentant la vessie nous a permis de visualiser la place qu’occupe celle-ci dans le bassin, place qu’on peut facilement gagner en pensant à aller régulièrement aux toilettes.

C’est aussi plus facile de comprendre en quoi une position « non-assise » favorise le passage du bébé lorsqu’on nous en fait la démonstration. Selon les positions, on peut gagner jusqu’à 28% d’espace d’ouverture en plus dans le bassin comparé a la position couchée!

Donc accoucher couchée, la vessie pleine ou debout la vessie vide, on ne part pas avec les mêmes cartes en mains…

On est ensuite passé aux différentes phases du travail :
La 1ere, la plus longue pendant laquelle l’utérus se contracte de bas en haut (à moins que ça ne soit de haut en bas, je ne sais plus… bref dans un sens, quoi) pour dilater le col.
La période de transition (ou phase de désespérance), rush d’adrénaline qui change le sens des contractions de l’utérus et nous fait nous sentir… désespérées…
La deuxième phase (expulsion), plus rapide que la première, où l’utérus se contracte de façon à faire sortir le bébé.
Et pour finir l’expulsion du placenta.

Le bilan de la séance pour les mamans est donc le suivant : suivre son instinct et adopter la position qui nous semble la plus appropriée.
Pour les papas : emmenez régulièrement vos femmes aux toilettes, faites les marcher, changer de position, lorsqu’elle voudra faire sa valise et rentrer chez elle car de toute façon elle en voulait pas de ce bébé, rappelez lui que c’est l’adrénaline qui parle et que ca signifie que la fin est proche…

Se préparer

Se préparer à la naissance et à la vie de parents… c’est l’objectif des cours que nous avons commencé à suivre récemment. Cela n’a rien d’obligatoire, on peut très bien se contenter des cours classiques donnés à la maternité mais ces derniers ayant lieu à la maternité publique (où la loi islamique s’applique), le papa ne peut venir qu’à certains horaires et doit attendre dans une salle d’attente séparée, bref cela ne me parait pas optimal pour qu’il puisse trouver sa place.

Nous avons donc choisis de suivre des cours privés dispensés par une éducatrice agrée par le NCT (National Childbirth Trust) un lobby britannique qui a pour but d’informer les couples sur les pratiques physiologiques pendant le travail, l’accouchement et les premiers temps avec bébé.
Le cours se compose de 6 séances de 3 heures chacune.

Nous sommes avec 6 autres couples ayant, à un mois prés, la même date d’accouchement, c’est très convivial et sympathique de se retrouver avec autant de personnes dans la même situation que nous.

A la fin de chaque cours un email récapitulant la session nous parvient avec de nombreux liens et documents pour aller plus loin et préparer la leçon suivante.
Tous ces documents sont référencés et répertoriés, bref ils sont basés sur de vraies études ou faits réels. Ce sont donc de très bons documents à montrer à votre docteur si celui-ci est un peu vieille école.
La plupart des ces documents (en anglais) sont disponibles sur le site du NCT . Je vous conseille également les feuillets de Lamaze (l’équivalent anglais de Leboyer) qui dépeint les 6 pratiques indispensables pour une naissance physiologique, ils sont disponibles sur ce site dans plusieurs langues, mais malheureusement pas en français.

Je vais essayer de résumer ce qui a été traité au cours de chacune des séances et ce que j’en ai retiré. Bien sûr cela reste mon avis personnel et ces articles sont là autant pour partager l’information que pour me servir d’aide-mémoire le moment venu.

Apres seulement quelques séances, le bilan est plus que positif : on rentre enfin dans le concret, on réalise pleinement que l’on va être parent. C’est d’autant plus vrai pour le futur papa, qui prend conscience de l’importance de son rôle et qui se sent de plus en plus investit… et ça pour la maman ça vaut toutes les préparations 😉

Les porte-bébés

Abu Dhabi c’est une ville toute jeune, joli terme pour dire que c’est tout en travaux partout. Les trottoirs (quand il y en a) en font les frais : trous, sable, dénivelés impressionnants… tout ça pour dire que la conduite de poussette dans ces rues relève du parcours de force.
Un porte-bébé me parait donc indispensable lorsque j’irais faire deux-trois courses chez l’arabe du coin, pour les sorties a la plage, les diners chez les copains, etc… Je ne vois même pas quand on aurait l’utilité d’une poussette sauf lors des vacances en France ou ailleurs…

Quand on commence à s’intéresser aux porte-bébés, difficile de passer à cote de l’écharpe de portage. Il en existe des tas de marques différentes et des tas de nouages différents, ça doit donc être possible de trouver son bonheur à condition d’essayer pas mal de combinaisons… Ca m’a l’air d’être le meilleur type de portage concernant le confort du porteur, grâce aux différents nouages le poids de bébé peut être vraiment bien reparti.
Mais l’écharpe ne me semble pas vraiment adaptée aux Emirats. Température moyenne en été 45C, en hiver 20/25C… J’ai lu des témoignages de mamans qui trouvaient l’écharpe déjà bien trop chaude au printemps en France alors ici…
Exit l’écharpe…

Il me faut donc quelque chose qui remplisse ces 3 critères indispensables:

  1. bébé doit être dans une position physiologique
  2. ne doit pas tenir trop chaud
  3. être utilisable par le grand et mince papa et la plus petite et mince (avant grossesse tout du moins) maman

Et quelques critères personnels :
– encombrement minimum
– possibilité d’allaiter
– être joli bien sur !

Mon critère numéro 1 m’a déjà permis de faire un bon tri dans la jungle des porte-bébés. Vu que l’utilisation du porte-bébé ne sera pas que ponctuelle et que nous souhaitons l’utiliser dès la naissance, le porte-bébé physiologique me parait mieux adapté à la posture des tout-petits. Ils n’y sont pas « suspendus » comme dans un porte-bébé classique mais assis avec les jambes légèrement écartées et repliées, comme une grenouille. Leur dos est également mieux maintenu, il garde sa courbure arrondie et les hanches sont également bien positionnées.
Le porte-bébé physiologique reproduit donc au mieux la position de bébé dans le ventre de maman. Bien blotti contre celle-ci il peut sentir son odeur et entendre ses battements de cœur, des choses familières et rassurantes.
J’ai répertorié les porte-bébés suivants :

Chaque type de porte-bébé a ses propres avantages et inconvénients et mérite donc un article à lui tout seul. Articles à venir donc prochainement sur ce blog, au gré de mes recherches (il n’est pas exclu que la liste s’allonge en cours de route…).